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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:20

 

 


Terre et Lune de Jacob Lorber

 


CHAPITRE 61

 

(Une espèce de possession très dangereuse : le démon de la colère. Essence de la colère, comme contraire de l'amour. Les assistants du démon de la colère. La voie qui amène ce démon dans la chair de l'homme. Son développement dans la sphère physiologique psychique. Comment on peut prévenir ce mal; Diète naturelle et animique. La mollesse, le plus grave danger. Conséquences: la scarlatine, la rubéole, la variole, etc... Ce que l'expérience devrait enseigner. But de la dysenterie et de la toux. Pourquoi le Seigneur rappelle surtout à Lui les bambins viciés. L'amour aveugle et faux des parents pour leurs enfants, et ses conséquences. La raison de la grande mortalité parmi les enfants. Il vaut mieux de faibles esprits du Ciel que de forts esprits de l’Enfer. Exceptions; le développement des esprits de la colère, et ce qui s’ensuit.)

 

- 6 avril 1847 -

 

Comme parmi les sujets traités précédemment celui important des obsessions a déjà été pris en considération, nous continuerons à nous en occuper encore, et justement en ce domaine nous mettrons en lumière une autre sorte d'obsession très dangereuse. Mais en quoi consiste-t-elle ?

Elle consiste dans la prise de possession de la chair humaine de la part du démon de la colère; cette forme d'obsession est la plus dangereuse de toutes, parce qu'un semblable démon de la colère n'est jamais seul à posséder une chair, mais il tire derrière lui toujours une légion d'esprits malins qui se tiennent à son service.

La colère est le plus rude contraire de l'amour, et elle constitue le vrai composant principal de l'être de Satan; cependant la colère ne peut subsister sans nourriture, et c'est pourquoi elle a toujours autour d'elle une quantité infinie d'esprits nourriciers auprès desquels elle suce et dévore. Et de même que l'amour ne peut subsister sans sa nourriture qui est la réciprocité d'amour, de même également la colère ne veut subsister sans une contre-colère qui lui sert d'aliment.

Voyons maintenant quelle sorte de mauvaise engeance la colère a autour d'elle capable de lui fournir l'aliment. - La haine est son principal aliment, ensuite l'orgueil et l'égoïsme qui s'ensuit, l'envie, l'avarice, l'adultère, la fornication, le mépris de toute chose divine et de son propre semblable, l'assassinat, l'ambition et le désir de domination, et enfin le total manque de conscience. Ainsi se sont, approximativement, les principaux subordonnés immédiats de ce démon de la colère, dont chacun ensuite a avec lui encore un nombre considérable de mauvais esprits qui lui sont subordonnés, et qui se laissent facilement reconnaître à travers les très diverses passions de l'homme possédé par la colère.

Cet esprit malin, quand il s'est emparé d'une chair d'homme, il est justement tout aussi difficile de l'en chasser qu'il est difficile d'éteindre un feu qui a envahi un grand édifice en toutes ses parties. En un cas semblable, il n'y a pas d'autre remède que de le laisser brûler jusqu'au bout, pour examiner plus tard les cendres refroidies pour voir s'il s'y trouve quelque chose que la terrible chaleur ait épargné de la destruction.

Mais étant donné que ce démon de la colère est si méchant, comme ce fut montré dans les deux Gadaréniens possédés, il est nécessaire de voir comment un tel bouillonnement de l'Enfer peut pénétrer dans la chair de l'homme.

Cet esprit n'est pas comme les autres qui s'insinuent seulement avec le temps dans la chair humaine, mais il est au contraire placé en elle déjà dès l'acte de la conception comme une semence de l'Enfer, et ainsi doit-il en être, justement parce que cette semence est une condition pour le développement de la chair; cependant la semence-même ne peut se rendre indépendante si l'homme nouveau-né ne reçoit pas une éducation permettant d'atteindre un semblable but.

Seulement au moyen d'une éducation conforme cette substance maligne se rassemble dans le foie, et lorsque la mesure est pleine, justement cette substance est celle qui éveille d'elle-même l'indépendance du démon de la colère; mais quand ce dernier s'est rendu libre, il s'empare bientôt de l'âme entière et l'entraîne à l'intérieur de sa propre sphère d'influence, en suite de quel acte l'homme entier devient en peu de temps un vrai démon.

Dans de nombreux cas d'ailleurs il n'est pas réellement nécessaire que ce démon de la colère arrive à l'indépendance complète; mais il arrive bien plutôt que l'exhalaison spécifique maligne va en se transformant par tout le corps, c'est-à-dire, avant tout à travers le sang, qui très facilement monte en effervescence dès lors qu'il se trouve déjà discrètement mélangé avec cet élément spécifique. Du sang il passe ensuite aux nerfs, de ceux-ci à l'esprit nerveux, et enfin, au moyen de ce dernier, dans l'âme.

Lorsque l'élément spécifique infernal a pénétré ainsi l'âme, l'homme est, alors déjà pour le moins un demi-démon, et c'est chose prudente que de ne pas être en communauté avec lui.

Cette sorte d'hommes, on la reconnaît à ce que, pour n'importe quelle petite question, qui même ne les touche que peu, ils se mettent en fureur avec une grande violence et sont très prompts aux jurons et aux coups. Ils ressemblent à un fer brûlant qui de lui-même parait très solide et tranquille; mais que l'on y jette un peu de sciure, et aussitôt ils se manifesteront feu et flammes.

Mais tout cela peut être évité chez les enfants moyennant une juste et bonne éducation ; et si même dans l'un ou l'autre individu il y a une plus grande disposition, celle-ci peut, justement en vertu de la bonne éducation susmentionnée, et en plus moyennant une diète appropriée, celle-ci peut, dis-Je, être contenue et ainsi réglée, au point qu'avec le temps il ne peut en dériver que le bien et non pas le mal.

Cependant le pire coté de la chose c'est que bien souvent les enfants sont viciés; et suite à cette mauvaise habitude on ne donne aucune importance à leur grossièreté quelle qu'elle soit. L'enfant devient de jour en jour plus grand, et il s'aperçoit qu'il peut être impoli et commettre toutes sortes de petites espiègleries sans être puni; alors il essaye dans le cas de ce que l'on appelle les gamineries d'en faire toujours de plus grandes. Si même pour celles-ci les parents sont indulgents en partie ou peut-être tout bonnement totalement, alors l'enfant a déjà atteint en lui une certaine consistance dans la colère, et il commence bien vite à prétendre avec arrogance et à commander que lui soit donné ce qu'il demande. Si on ne lui prête pas attention, et si on ne lui accorde pas chaque chose en particulier, il devient immédiatement rouge de colère et souvent insupportablement malhonnête et grossier.

Si les parents se laissent intimider par un semblable comportement, et s'ils cèdent au sauvage mode d'exigence de l'enfant, alors celui-ci a déjà atteint le premier degré de l'indépendance diabolique. Après cela, l'enfant devenu un peu plus grand commence à s'ériger en législateur brutal face à ses propres parents, et pour ceux-ci cela n'irait vraiment pas trop bien, dès lors qu'ils ne voudraient pas condescendre aux demandes de leur enfant vicié, demandes impérieuses comme une loi.

Lorsqu'un semblable enfant a grandi et qu'il est devenu plus grand et plus robuste, il y aurait plus d'un parent à ne plus se sentir en sécurité, même pour la vie, si Je n'étais pas là pour dompter au moyen de l'une ou l'autre maladie, ce démon dans la chair de semblables enfants mal élevés. Mais ces maladies ne chassent au-dehors ce démon que seulement dans une certaine mesure, et particulièrement quand il s'est insinué dans le sang. La scarlatine, la rubéole, la variole et d'autres maladies encore, sont tout autant de moyens pour expulser le corrupteur de la nature humaine. Mais naturellement, elles n'éloignent pas complètement cet élément spécifique malin, mais bien plutôt seulement en ce que lui-même s'est insinué dans le sang.

Mais si les parents, après que leurs enfants aient surmonté une telle maladie, avec laquelle Je suis venu à leur aide, étaient raisonnables et soumettaient leur enfant à une diète opportune et ordonnée, bien leur en adviendrait et à leur enfant aussi, tant au point de vue spirituel que corporel.

Au contraire, ils le vicient habituellement deux fois plus qu'avant, et par conséquent il arrive que le second état est pire que le premier, car lorsque ce démon qui demeure dans la chair de l'enfant s'aperçoit que la voie à travers le sang commence à se faire suspecte, lui, négligeant le sang, se jette tout bonnement sur les nerfs; et lorsque ceux-ci sont en sa possession, l'enfant devient extrêmement sensible; ceci est habituellement considéré par les parents comme un état de maladie; alors justement ils lui accordent tout ce qu'il veut afin de ne pas trop l'irriter, étant donné sa supposée faiblesse des nerfs.

A ce moment JE dois à nouveau intervenir Moi-Même, en frappant la chair de l'enfant avec une dysenterie ou bien avec une violente toux dans le but d'éloigner cet élément spécifique des nerfs; et avec cela, pendant quelque temps, il est donné aide à la chair de l'enfant, si elle est en mesure de supporter de semblables moyens drastiques. Mais en ces cas c'est presque toujours mieux si à une telle chair imprégnée de l'élément pestiféré l'âme de l'enfant est enlevée, avant que celle-ci ne devienne, moyennant la chair, à son tour la proie de ce démon.

C'est la raison pour laquelle Moi aussi J'enlève d'habitude les enfants aux parents qui les vicient de toute façon, et c'est le cas particulièrement de ces parents qui ont peu d'enfants; mais cela explique les lamentations que souvent on entend: "Je n'ai qu'un seul enfant et même celui-ci est continuellement maladif.", ou bien: "Mon unique enfant est mort; et pensez que mon voisin en a une nichée, et ils courent alentour souvent à moitié nus; il n'y a personne qui en prend soin ou les surveille, et malgré cela ils sont tous frais et sains, et il n'en meurt aucun."

Certes c'est ainsi, dis-Je, et c'est d'autant plus certain que c'est pour le bon motif. L'enfant unique deviendrait trop vicié, et avec le temps il serait complètement tué pour Mon Royaume, parce que ses parents sont des fous et ils ont pour leur enfant un faux amour par l'effet duquel ils l’étoufferaient pour l'éternité si Moi aussi J'étais un fou comme eux, et si Je le leur laissais pour leur servir de passe-temps et pour s'amuser avec lui comme le font dans leur vanité les dames de la ville et les châtelaines avec leurs perroquets, leurs petits chiens et leurs oisillons.

Mais étant donné que, Moi, Je poursuis avec l'humanité un but plus élevé que ne l'est celui de devenir seulement un vain jouet aux mains de tout aussi vains et sots parents, il ne reste certes pas d'autres moyens que celui d'enlever tout bonnement les enfants aux parents de cette sorte, et de les confier à Mes anges pour une autre meilleure éducation.

C'est pourquoi Je Me choisis toujours ces enfants qui, même si les parents respectifs ont beaucoup d'enfants, sont choyés par eux et aimés excessivement; parce qu'un amour exagéré des parents pour leurs enfants équivaut d’habitude à la mort de ces derniers.

Si Je les laissais vivre dans le corps, leur âme serait irrémédiablement perdue; par conséquent il faut préférer la mort du corps, pour que l'âme soit maintenue en vie pour le Ciel.

Donc personne ne doit s'étonner si tant d'enfants dans un âge très tendre, et souvent déjà au berceau, sont rappelés de ce monde; car Je sais mieux que tous le motif pour lequel Je les enlève si précocement hors du monde. Il est mieux qu'ils deviennent de faibles esprits du Ciel, au lieu que de forts esprits d'Enfer sur ce monde.

De temps en temps cependant il arrive, et il doit même arriver à cause du monde que de semblables esprits de la colère se mûrissent. Si les parents, quand il est encore temps, combattent avec énergie la colère et l'entêtement de ces enfants, ils peuvent en tirer des hommes très capables dans l'un ou l'autre domaine, et très zélés; mais si à leur colère et à leur obstination il n'est pas fait opposition avec l'énergie voulue, ils finissent par devenir des querelleurs, des rebelles, et bien souvent réellement des persécuteurs féroces de l'humanité. Il est donc nécessaire de mettre au cœur de tous les parents, dès lors que leurs enfants se montrent portés à la colère, à la vanité, à l'arrogance, à l'égoïsme et à la coquetterie, de combattre ces passions avec toute l'énergie passible.

Les conséquences se verront ensuite en ce qu'ils élèveront dans leurs enfants des hommes au cœur énergique et très capables, parce que, grâce à ce comportement l'élément spécifique mauvais et ardent de la colère se sera transformé en un élément spécifique bon, par suite d'un processus particulier psychico-chimique.

Ces notions sont on ne peut plus importantes, et il faut les prendre beaucoup en compte ; c'est pourquoi nous nous entretiendrons encore prochainement quelque peu sur ce sujet.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Résistance
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