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LA MAISON DE DIEU
TABLE DES MATIERES GEJ10
LE GRAND EVANGILE DE JEAN - JACOB
LORBER
| Mai 2012 | ||||||||||
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GEJ10 C3
Le juge romain guéri convertit ses amis
1. Là-dessus, un serviteur de Marc vint à nous, porteur d'un message de quelques-uns des compagnons de cure du Romain, qui l'avaient cherché dans tout l'établissement thermal, trouvant qu'il
restait bien longtemps absent pour un homme qu'ils croyaient encore malade.
2. Le Romain Me demanda ce qu'il devait faire, car il ne voulait pas ébruiter Ma présence auprès des autres hôtes de l'établissement.
3. Je lui répondis : « En ce qui concerne tes amis et tes connaissances, tu peux leur parler de Moi en toute confiance et leur dire comment tu as recouvré la santé de ton corps.
4. S'ils se mettent à croire, ils iront mieux eux aussi ; mais s'ils ne croient pas pleinement, alors, ils n'iront pas mieux. Et s'ils réclament de Me voir et de Me parler en personne, fais-leur plutôt quelque autre bonne suggestion, que le serviteur de Marc saura bien appuyer. Mais, s'ils persistent à Me réclamer malgré tout, laissez-les venir ; mais surtout, ne dis rien de Moi aux Juifs, aux Pharisiens ni autres prêtres !
5. A présent, tu peux te rendre aux thermes avec le serviteur, afin que les hôtes ne remarquent pas trop ta longue absence.»
6. A ces mots, le Romain se leva et rentra à l'établissement en compagnie du serviteur.
7. A son arrivée, ses amis et connaissances, l'apercevant aussitôt, coururent à lui et l'assaillirent de mille questions.
8. Il (le Romain guéri) leur répondit : « Laissez-moi un peu de temps, et d'abord, considérez-moi avec un peu plus d'attention, puis dites-moi comment vous me trouvez. »
9. Alors, ils l'observèrent aussi attentivement que possible, et un Romain qui était lui aussi de Tyr s'écria : « Mais, par Zeus, tu sembles être en parfaite santé ! Comment se fait-il qu'hors d'ici, tu aies si pleinement recouvré la santé, quand ton état d'hier ne laissait en aucune manière présager une guérison si rapide et si complète ?
10. Aurais-tu par hasard trouvé chez Marc un meilleur médecin que les trois qui sont dans cet établissement, ou quelque nouvelle source bienfaisante que l'on garde peut-être secrète ? Conte-nous cela en détail, afin que nous y allions nous aussi et soyons peut-être guéris comme toi ! »
11. Alors, le Romain leur conta tout ce qu'il avait vu, entendu et appris.
12. A la fin de son récit, ses amis haussèrent les épaules, et le premier reprit « Ami, ce sont là des choses auxquelles il est presque plus difficile de croire qu'à nos divinités imaginaires !
13. J'ai certes entendu conter quantité de choses, par maints témoins dignes de foi, sur les agissements singuliers de ton nouveau dieu, qui est pourtant un homme de chair et de sang, né du sein d'une femme ; mais, dans cet homme-dieu, je n'ai pu trouver qu'une nouvelle confirmation de ce dont je me suis convaincu de longue date, à travers les livres, au sujet de tous les grands hommes.
14. La divinisation des grands hommes devenus fameux en quelque domaine est une histoire si ancienne qu'on ne saurait plus dire d'où cela vient, et on en a fait depuis longtemps chez nous un proverbe selon lequel il n'est pas de grand homme sans un souffle divin. Il en va donc certainement de même de ton nouveau dieu, qui est Galiléen, je crois.
15. Cet homme est incontestablement doué de facultés et de talents fort rares, appris dans quelque école d'ancienne réputation, et c'est ainsi qu'il est à présent capable d'actes extraordinaires, visiblement merveilleux à nos yeux de profanes, qui le rendent bien digne de tous les honneurs ; mais qu'il doive pour autant, à l'instar des anciens sages, se présenter à nous comme un dieu, c'est là une vanité qui n'agréera jamais tout à fait aux hommes formés à la vraie raison naturelle. Je voudrais bien qu'il me guérisse, et suis prêt pour cela à lui payer ce qu'il demandera ; mais si je dois, pour prix de cette guérison, l'accepter et le vénérer comme unique vrai Dieu, cela, ami, ne me convient pas du tout, malgré toute la vraie pureté de sa doctrine.
16. Qui peut croire ce que tu viens de nous conter comme une pure vérité, qu'il le croie, et qu'il vive et meure aussi heureux que possible dans celle croyance ; quant à moi, je ne risque guère de jamais partager un tel bonheur avec Lui ! »
17. Le juge romain : « Vous qui êtes tous, comme moi, des hommes d'expérience à l'esprit éveillé, vous devriez pourtant mieux accueillir une vérité qui est la plus grande de toutes !
18. Partout, les hommes croient en une ou en plusieurs divinités ; mais aucun ne peut prétendre en toute vérité avoir jamais vu cette divinité à l'œuvre parmi les hommes, et en avoir ainsi acquis, comme je l'ai fait moi-même, une connaissance infaillible.
19. Si vous ne voulez pas me croire quand je vous dis qu'un homme à qui toutes les forces et tous les éléments obéissent, et que des génies venus des cieux servent miraculeusement, ne peut être qu'un Dieu, je comprends vraiment à présent pourquoi les hommes de cette terre auront tant de peine à embrasser Sa doctrine purement divine.
20. Avez-vous donc jamais vu un dieu plus authentique, pour savoir juger si Celui dont je vous ai minutieusement décrit les paroles et les actes est ou non un vrai Dieu ? Bref, croyez ce que vous voudrez, mais, quant à moi, je garderai cette foi ma vie durant, et je suis d'autant plus certain de recevoir en échange la vie éternelle de l'âme que je sens déjà très vivement cela en moi-même, et le sentirai toujours plus clairement.
21. Quel peut donc être le Dieu le plus authentique : un dieu inventé comme ceux dont nous avons, hélas, un si grand nombre, qui sont tous morts et dont aucun n'a jamais eu le moindre effet sur les hommes, ou un homme bien vivant dont la parole et la volonté toutes-puissantes peuvent contraindre à l'obéissance absolue toutes les forces du ciel et de cette terre?
22. Je crois, moi, qu'un tel homme est le Dieu dont les sages juifs, qui ne nous sont pas inconnus, ont annoncé qu'Il viendrait en ce temps-ci aux hommes de cette terre comme un homme de chair et de sang, afin de leur rendre ce que leur ont fait perdre leur paresse, leur amour du monde et leur ambition.
23. Et cet homme-Dieu est là à présent, enseignant et œuvrant tout comme le promettaient les anciennes prophéties. Comment pourrais-je, pour vous plaire, ne pas croire pour le bien suprême de ma vie ce que vous ne pouvez croire pour de si maigres raisons ? En vérité, je plains ceux dont les yeux ne peuvent pas encore s'ouvrir à la foi. »
24. Les autres ne surent que répondre à ces paroles du juge ; car J'avais éclairé son cœur, et c'est ainsi qu'il leur opposait sans cesse les preuves les plus pertinentes.
25. Cependant, il ne parvint à les convaincre que le troisième jour, sur quoi il Me les amena l'après-midi même, et Je les guéris. Après cela, ils crurent tout à fait et louèrent le juge pour la peine qu'il avait prise afin de les amener eux aussi au salut suprême. Ils demeurèrent encore quatre jours entiers près de Moi avec le juge et se firent instruire de tout, ce qui donna une fois de plus fort à faire à notre Raphaël.
26. Le cinquième jour, après le repas du matin, ils rentrèrent chez eux, à Tyr et, pour certains, à Sidon, pleins de reconnaissance et de foi, et en parfaite santé physique
merci de ton choix - de ta confiance et de tes publications dans la communauté -
bien amicalement lady marianne
La fin d'un monde, lorsque des êtres humains reconnaissent la volonté qui sauve, volonté "aimer divinement" tu en fait parti maintenant que c'est dit
Patrck