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CE SONT LA QUALITE DU DONATEUR
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 DE CELUI-CI UN DON SPIRTUEL

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si elles ne sont pas données
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Toute la création même dans l'enveloppe matérielle
la plus externe de tous ses éléments, n'est qu'un
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:25

 


Terre et Lune de Jacob Lorber

 

 

CHAPITRE 59

 

(L'appétit charnel et ses causes fréquentes. Comment les démons pénètrent-ils dans la chair des hommes ? Qui sont et que font ces pseudo-habitants ? Des causes fréquentes de la syphilis, et pourquoi celle-ci est permise. Boissons alcooliques et leurs dangers. Bals publiques, dangers et hôtes invisibles. Toute. forte excitation facilite à ces mauvais maîtres l'accès à la chair. Les conséquences qui en dérivent, principalement psychiques et en partie aussi physiques. Les origines mauvaises des mariages commencés parmi les danses. Mariages modernes, etc... et leurs causes. Différence entre l'obsession acquise moyennant des boissons alcooliques et moyennant les danses, etc... La guérison d'un semblable état. Causes fondamentales des maladies de la rate et du foie. Tuberculeux, etc... L'origine de la plus grande partie des maladies. Influence et politique des immigrants infernaux. La mode. Le tabac. Fin psychique-spirituel du fait de fumer; La préparation à la pestilence infernale. Eclaircissement autour de ce processus.)

 

- 31 Mars 1847 -

 

Vous savez que certains individus, tant du sexe masculin que du sexe féminin sont envahis de désirs charnels, alors qu'au contraire il y en a d'autres chez qui le sentiment charnel est presque parfaitement inexistant; ceux-ci ne se troublent absolument pas même s'ils sont placés devant la chair la plus attirante et la plus flatteuse. Un pied de femme, un bras, un sein voluptueux, qui constituent les attraits habituels du sexe féminin pour éveiller chez les mâles l'impulsion charnelle, font souvent sur quelqu'un non enclin à la concupiscence charnelle, tout aussi peu d'effet qu'en pourrait faire la vue d'une branche d'arbre sèche; tandis qu'au contraire d'autres à qui tombent sous les yeux ces emblèmes de l'attirance féminine deviennent frénétiques. Certes, il y a des fous qui peuvent tellement s'éprendre d'un bras féminin qu'ils en perdent la raison, dès lors qu'ils ne réussissent pas à obtenir pour épouse la femme respective, ou tout au moins à en avoir la disposition pour une jouissance charnelle temporaire.

Or la cause d'une telle inclination charnelle, particulièrement quand elle se manifeste avec beaucoup de violence, est habituellement à rechercher dans l'obsession de la part d'un ou même de plusieurs démons luxurieux de la chair.

Mais comment pénètrent-ils dans la chair d'un tel individu ? Pour arriver à cela, ce sont les hommes eux-mêmes qui provoquent les occasions innombrables et sans mesure; ces démons de la chair habitent avant tout dans les boissons spiritueuses, dans le vin et même dans la bière, mais particulièrement dans les boissons distillées. Quand les hommes s'égayent fortement en usant de telles boissons, ils accueillent avec celles-ci dans leur chair certainement un de ces semblables démons sinon plus; mais quand ceux-ci se trouvent dans la chair, ils démangent dans les organes génitaux et les excitent d'une manière si terrible, que l'homme ne peut faire à moins que de satisfaire cette démangeaison moyennant la jouissance sensuelle de la chair avec les femmes ou bien parfois même avec les animaux. Ces démons charnels ne sont naturellement rien autre que des âmes impures d'hommes défunts qui autrefois étaient adonnés d'une manière prononcée à la boisson ou à la sensualité charnelle.

Certes, ils entrent dans la chair d'un homme encore vivant avec des intentions d'améliorations; cependant, la chair ayant été justement leur élément, ils donnent libre cours à leur fantaisie dans un tel individu qu'ils ont possédé, souvent de manière pire encore qu'ils ne l'ont fait dans leur propre chair.

Et ce sont justement ces âmes charnelles de défunts qui, lorsqu'elles font la loi trop follement dans la chair et vont ainsi en s'enflammant toujours plus dans leurs sordides envies, ce sont elles qui surtout occasionnent ainsi les horribles et très dangereuses maladies que l'on appelle syphilitiques; ce qui est concédé par les esprits angéliques tutélaires, afin que l'âme de l'individu en cause ne soit pas gâtée totalement dans le déchaînement furibond de sa propre chair.

Donc de telles boissons spiritueuses constituent la première voie par laquelle ces démons de la chair pénètrent dans le corps des hommes.

La seconde voie, tout aussi dangereuse, se trouve dans les divertissements publics de danse, où vous pouvez sans aucun doute admettre que, dans un bal ou autre spectacle quelconque semblable, se trouvent toujours présents au moins dix fois autant d'âmes impures et sensuelles invisibles qu'il y a d'hôtes visibles rassemblés à la manifestation de danse. Par cette voie elles pénètrent avec la plus grande facilité dans la chair qui en ces occasions est très excitée, et pour cette raison éminemment apte à accueillir une telle sordide canaille d'âmes; pour cette raison aussi ceux qui fréquentent les bals ont après la manifestation une vraie répugnance pour tout ce qui est élevé et noble: ce qui peut être observé facilement dans les villes, particulièrement parmi les étudiants, car souvent des étudiants d'habitude très diligents, après un bal, au lieu de penser à leurs livres, sont toujours en train de caresser la vision du cou blanc comme neige, du sein, du bras et des yeux de leur propre compagne de danse, et leur esprit ne peut presque plus s'occuper d'autre chose que de l'objet qui leur a procuré tant de plaisir durant le bal.

C'est pourquoi plus d'un étudiant plante tout bonnement ses études; certains, au lieu d'étudier les sciences, étudie la manière de gagner sans retard son pain pour pouvoir le plus vite possible former la paire avec sa danseuse préférée, et que cela aille comme ça peut aller; et si même un semblable couple réussit vraiment à former un couple matrimonial, le résultat est qu'une union de cet acabit finit par ressembler aussi peu à un vrai mariage que la nuit au jour.

Les premiers temps pour un tel couple passent uniquement à la satisfaction du désir charnel, jusqu'à ce que en peu de temps presque tous les éléments spécifiques destinés à produire l'énergie génératrice viennent à être complètement dissipés; puis survient ordinairement un total aveulissement de la chair, et particulièrement des organes génitaux. En des cas semblables le démon charnel qui demeure en ces individus cherche à se rattraper avec ce qu'il suggère à l'âme particulièrement à travers les reins de se tourner vers la chair étrangère; cela a pour conséquence que bien vite la femme devient nausée pour l'homme, et vice versa l'homme pour la femme. Elle commence progressivement à se chercher de jeunes amis à la maison, et lui habituellement sort le soir en quête d'air frais, à moins qu'étant aisé, il n'entreprenne quelque voyage dans le but d'un plus hygiénique changement d'air.

Ainsi l'affaire va de l'avant, jusqu'à ce que, avec le temps, pour un semblable couple matrimonial, il y a tant d'ennui à rester ensemble, qu'ils recourent au divorce ou tout bonnement se laissent tomber en renonçant même au cérémonial judiciaire. Cependant il peut arriver aussi, s'il s'agit d'une maison aux habitudes un peu plus distinguées et aristocratiques, qu'entre mari et femme on vienne à un accord dans le sens que chacun, en ce qui concerne l'amusement charnel, se réserve de faire ce que bon lui semble et lui plaît. De semblables phénomènes qui actuellement sont on ne peut plus à l'ordre du jour, sont uniquement les fruits des manifestations de danse, et la conséquence de la possession de la part des clients malins déjà indiqués de la chair.

Cette manière de possession ne se manifeste cependant au commencement jamais avec cette violence en laquelle en d'autres cas de semblables esprits impurs se sont insinués dans la chair moyennant les boissons alcooliques; mais les esprits des boissons alcooliques sont facilement expulsés au moyen d'une fervente prière de l'âme, par l'œuvre de l'esprit de celle-ci; après quoi peut succéder à nouveau dans la chair l'état normal. Au contraire les possessions procurées par les manifestations publiques de danse ne sont pas choses aussi faciles à éliminer, et dans ce but il faut beaucoup de jeûne, beaucoup de prière et d'abnégation pour que l'âme s'unisse toujours plus avec son propre esprit, et pour que ce dernier agissant ensuite au moyen de l'âme, chasse la mauvaise race de la demeure de l'âme.

Mais on demande: où peut-on trouver maintenant un danseur ou une danseuse disposés à se mettre sur cette voie ? En général, eux, déjà durant le bal et après, dévorent de la nourriture plus qu'avant, estimant ainsi se fortifier, tandis qu'en réalité cela ne veut rien dire d'autre que garantir au démon charnel le couvert et le gîte, vie naturelle durant( ?), avec sa propre âme et avec son propre sang.

Plus d'un de ces héros du bal des deux sexes, quand ils ont accueilli en eux de semblables hôtes en trop grand nombre, en ce qui concerne le corps, ils courent aussi à pas rapide à la rencontre de leur ruine corporelle; car lorsque ces petits monstres charnels ne trouvent pas place dans les reins et dans les parties génitales, ils établissent leur demeure dans la rate, dans le foie et même dans les poumons. Mais là où de semblables immigrés de l'Enfer fixent leur demeure, d'une certaine manière ils tuent la chair; et les conséquences sont ensuite l'endurcissement de la rate et du foie, et dans la rate, la phtisie, la consomption, ou bien même, si deux ou plus se sont jetés sur les poumons, il peut s'ensuivre ce que l'on appelle la phtisie galopante. Je vous le dis donc, et vous pouvez sans autre croire que la plus grande partie des maladies chez les hommes dérivent de semblables locataires infernaux, à qui eux-mêmes préparent le chemin qui conduit à leur chair.

Ceux-ci sont donc de vrais enfants du monde, et beaucoup commencent déjà dans la jeunesse à fréquenter l'école de l'Enfer; mais afin qu'ils ne s'aperçoivent pas de donner asile dans leur chair à des hôtes étrangers de la plus horrible espèce, ces esprits tentent autant qu'il est possible de prédisposer à la sensualité, non seulement la chair de ceux qui les hébergent, mais ils influent aussi sur l'âme, de manière que celle-ci commence à se complaire fortement en toute sorte de choses mondaines.

L'une de ces choses mondaines c'est, par exemple, la mode. La chair provocante doit être enveloppée selon la mode, les cheveux frisés, l'épiderme frotté avec des onguents parfumés, et chez les individus mâles, il ne doit pas manquer l'infernal bout de cigarette à la bouche, et nombreux sont les abrutis adorateurs de la mode, qui, dès qu'ils possèdent quelques deniers, gaspillent en fumant souvent en une seule journée ce qui suffirait à dix pauvres pour s'acheter du pain à satiété.

Mais savez-vous encore quelle signification a cette mode de fumer ? Les méchants locataires s'empressent d'habituer déjà durant la vie terrestre l'âme aux exhalaisons et à la puanteur de l'Enfer, afin qu'après sa sortie du corps elle ne s'aperçoive pas aussi vite de leur présence pestilentielle, et afin qu'elle n'ait pas à s'apercevoir trop tôt de quelque chose, quand ces excellents camarades la conduisent subrepticement au troisième Enfer.

Il a, bien sûr, déjà été dit que chaque âme immédiatement après la mort est avant tout accueillie par les anges, devant qui la mauvaise compagnie doit sans délai débarrasser la place. Et cela arrive sans aucun doute aussi dans notre cas, mais une semblable âme ne reste pas continuellement en compagnie des anges; elle est placée par ceux-ci dans une situation telle qu'il lui est rendu possible de se compléter, ou bien, pour parler plus clairement encore: elle est placée dans une condition et dans un lieu, où, moyennant une certaine activité intense et libre, elle peut à nouveau s'acquérir ces éléments spécifiques qui sont nécessaires à sa propre intégration et que durant sa vie sur ce monde elle a dissipés.

Un semblable lieu est ensuite celui où la pire compagnie des esprits charnels peut à nouveau s'approcher sans être observés d'une telle âme. Mais étant donné que ces êtres infernaux, déjà pour une âme même seulement relativement un peu plus pure, émanent une puanteur absolument pestilentielle, et que l'âme elle-même s'aperçoit facilement de leur présence, il arrive dans le cas que nous citons que souvent les facultés olfactives de l'âme sont si corrompues, qu'elle ne s'aperçoit pas de l'approche de ces êtres; parce que de la faculté visuelle il n'y a que bien peu à espérer, l'âme ne possédant en premier lieu que trop peu de lumière; et la vue de l'âme procédant de toute façon depuis l'intérieur, il s'ensuit qu'elle ne peut voir seulement que ce qui est en elle, mais non ce qui est hors d'elle.

Or cette espèce d'esprits se trouvent au-dehors d'une semblable âme, et donc, l'âme ne les voit pas; par contre au moyen de l'odorat elle peut les percevoir et peut exactement établir leur position; mais arrivant à cela elle peut se retirer et s'approcher de son propre esprit qui à l'instant l'éclaire, grâce à quoi elle peut aussitôt voir où se trouvent ses ennemis et quelles sont leurs intentions; mais lorsque les gens de l'Enfer aperçoivent la face de l'âme ils fuient à perdre haleine parce qu'un esprit infernal peut tout supporter facilement, mais pas l’œil d'une âme pure, beaucoup moins naturellement celui d'un ange, et pour les protéger de Mon Œil ils appellent les montagnes pour les recouvrir.

De tout cela vous pourrez facilement relever pourquoi à diverses reprises Je Me suis déjà enflammé contre la très abominable habitude de fumer; en mène temps vous aurez appris de cette importante communication de quelle manière naît dans l'homme l'excessif appétit charnel, et où celui-ci peut mener et comment les hommes peuvent aussi avec une certaine facilité s'en préserver. Prochainement donc nous passerons à considérer une autre question très remarquable, et nous en déduirons le nota-bene qui sera nécessaire.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : un monde bipolaire
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:23

 



Terre et Lune de Jacob Lorber

 

CHAPITRE 60

 

(La fatale inclination aux jeux : une horreur d'éducation est aussi une voie ouverte à la possession de la part d'êtres infernaux. De l'éducation moderne des garçons. L’histoire et la géographie, bonnes études aussi du coté psychique. Effets du démon du jeu et son essence Judas Iscariote. De l'éducation féminine moderne. Les causes d'une dégénérescence: La possession muette. Les bons jeux aptes à produire les bonnes impulsions. Ces âmes mondaines qui se croient justes et bonnes, et sont réputées telles. Les grands obstacles au progrès spirituel de semblables âmes, qui souvent sont dépassées par les fornicateurs, par les voleurs et par les assassins. Le prédicateur moderne. Le déplorable état de ces fameuses âmes du monde dans l'au-delà.)

 

- 1 avril 1847 -

 

Une autre catégorie d'hommes a déjà depuis la jeunesse une particulière inclination pour toutes sortes de jeux, chose qui dérive d'une très grave erreur d'éducation; ils ne peuvent employer autrement le temps, sinon qu'avec des Jeux et des passe-temps. Cette propension aux jeux est éveillée par des parents sots et myopes, par le fait qu'ils pourvoient déjà continuellement les enfants encore petits d'une quantité de ce que l'on appelle des jouets, dans le but de pouvoir moyennant ceux-ci les faire tenir tranquilles s'ils sont vraiment petits, et, s'ils sont un peu plus grands, pour les encourager à une quelconque activité.

Pour vendre de semblables jouets il y a même dans les villes des magasins appropriés, et pire encore, il y a tout bonnement des marchés et des foires où de tels produits sont offerts à la vente dans l'assortiment le plus varié possible, et souvent sous les formes les plus scandaleuses. Voilà, ceci est une nouvelle source et une nouvelle voie par laquelle les mauvaises âmes des hommes défunts s'insinuent dans la chair de semblables enfants.

Et quelles en sont les conséquences ? Ces enfants sont incités par les esprits demeurant en eux à demander toujours plus et toujours de nouveaux jouets; et les enfants de plus d'un parent possèdent tant de jouets qu'ils peuvent déjà constituer un assez bon capital. Les enfants se précipitent alors sur ces jouets et n'ont presque plus de répit et de paix pour penser à quelque chose d'autre. Les garçonnets ont des chevaux de bois, des casques de papier, des fusils et des sabres de fer-blanc ; mais quand ils ont grandi ils entendent avoir des chevaux vivants au lieu de ceux de bois, et de vrais fusils en échange des fusils en fer-blanc; car il est certes nécessaire qu'un jeune homme avant tout apprenne à danser, à faire du cheval, à faire de l'escrime et à nager. Quelques exercices au pistolet ne peuvent pas non plus nuire ! En outre, il va de soi qu'un jeune *cavalier*, comme vous dites, avant même de connaître sa propre langue maternelle, doit apprendre à bredouiller une paire de langues étrangères modernes; il faut qu'il puisse aussi naturellement lire avec compétence le journal de mode, que déjà tout jeune il s'habitue à enfiler les mains dans des gants glacés très étroits, au point de faire paraître les doigts comme tout autant de bâtonnets rigides, et bienheureux celui qui déjà depuis petit peut figurer comme premier dans quelque bal d'enfants, dans quel cas il s'en faut de peu que les parents d'un semblable génie ne tombent malades parfois en raison de la grande extase; mais en tout cas il y a des larmes de joie en abondance. Or ces larmes, en tant qu'éléments spécifiques qui se dissolvent, ont pour l'âme respective un très étrange effet; et c’est le suivant: puisque justement ces larmes ont dû prendre congé des yeux de manière si ridicule, elles cherchent à se réfugier ensuite dans les oreilles de la même âme, et c'est pourquoi aussi ce sont justement les oreilles qui trahissent alors un inhabituel énorme allongement.

De semblables enfants, non de belles espérances mais d'espérances perdues, engagés dans la vie par de tels parents dotés d'une ânerie vraiment exceptionnelle, ne peuvent se développer que comme des mirliflores vaniteux qui ne savent rien parce qu'ils n'ont jamais rien appris de tout ce qui aurait pu, soit même en petite mesure, enrichir le bon patrimoine intellectuel de leur âme.

Mais afin qu'un mirliflore de cette espèce soit parfait, il est aussi nécessaire que déjà dans les toutes premières années de sa vie il connaisse à fond tous les nobles jeux, au sujet desquels de nos jours on peut avoir sous la main même des écrits et des imprimés contenant les enseignements les plus opportuns et les plus utiles (pour l'Enfer il s'entend bien), et réellement de profondes considérations philosophiques !

Il serait certainement beaucoup mieux de savoir quelque chose en histoire, et la géographie ne gâterait rien non plus ; nous citons celles-ci, parce que de l'Evangile il vaut mieux ne pas en parler !!! Au monde, on ne peut donner que des conseils du monde, car ceux divins ne vont pas pour lui.

L'histoire et la géographie pourraient au moins approcher un peu de tels individus de ce qui est divin, tandis qu'eux, par l'effet de l'éducation moderne décrite antérieurement, son en train de s'acheminer intégralement sans grâce ni pitié par la voie la plus directe qui conduit au plus profond de l'Enfer. Et tout cela en conséquence du "démon du jeu" qui déjà dans les toutes premières années de la vie a pris possession de la chair, et s'y est enraciné; or ce démon est l'un parmi les plus obstinés et les plus tenaces; car il réunit en lui, la passion du jeu, le désir violent d'être admiré, l'avidité permanente des plaisirs, l'envie matérielle du gain et avec celle-ci l'ambition mal cachée. Ce démon est le plus difficile à chasser de la chair humaine, et il n'en sort presque en aucune autre manière, sinon qu'en celle dont il est sorti de Judas Iscariote, qui cependant était de loin bien meilleur que le moins pire des mirliflores vaniteux des temps modernes.

Le sexe féminin est lui aussi tout aussi gâté, au point que souvent déjà l'âme d'une demoiselle d'une douzaine d'années ressemble parfaitement à un Protée aux multiples formes; une demoiselle de cet acabit est déjà au berceau une modiste ; car dans ce but elle possède déjà de nombreuses poupées dont elle soigne la coiffure et à qui elle confectionne des habits neufs, en veillant en outre à leur apprendre certaines attitudes comme on les voit représentées dans certains journaux. En outre elle doit naturellement commencer à parler le français ou bien l'anglais, quant à prier nul n'y pense, pas même de loin. Le professeur de danse obtient aussi bien vite un beau travail à faire, et après lui, le professeur de piano et celui de dessin.

Ce faisant, et en appliquant comme il faut les systèmes d'instruction, de la pouparde au berceau à peine capable de se moucher le nez, on passe à une enfant prodige, et lorsque celle-ci est à peine haute de cinq empans elle devient déjà un ange, sinon tout bonnement une déesse.

Il va de soi que, non pour la religion en tant que telle, mais pour le bon ton, dans une semblable maison le catéchiste doit assumer la partie de Mentor.

Lorsqu'une semblable jeune fille a atteint la treizième ou quatorzième année elle est déjà arrangée selon les prescriptions du plus réputé journal de mode, et elle est introduite dans ce que l'on appelle le grand monde, en quelle occasion certes d'autres larmes de joie glissent des yeux des parents, lorsqu'une semblable enfant présentée pour la première fois dans la haute société y a reçu l'approbation du cercle.

Cette enfant, on le comprend, en dépit du guide catéchiste, ne connaît d'habitude pas même un texte de l'Ecriture Sainte, ni le Notre Père, ni les dix commandements; car la prière est sans aucun doute quelque chose de vulgaire, et il n'y a pas de place pour elle parmi la soi-disant authentique "haute volée". Ici avant tout on veille seulement au maintien, aux attitudes et à la démarche majestueuse, pour que tout soit conforme aux prescriptions du journal; après cela, ce qui a de la valeur, c'est une nuque bien en vue, un beau visage, des mains blanches, douces et un peu potelées, et plus encore un pied bien formé, proportionné et orné; et de même que n'a pas une mince importance le fait qu'une semblable jeune fille soit plus ou moins versée dans le noble art du flirt; et certes, pour finir, il est on ne peut plus nécessaire que, comme vous avez l'habitude de le dire, sa tenue soit très choisie. Toutes ces conditions étant remplies, un semblable exemplaire ultra moderne de luxe de "haute volée" féminin est bel et bien prêt.

Quel bonheur ce serait - ainsi s'illusionne plus d'une tête d'âne - de pouvoir obtenir pour épouse l'un de ces exemplaires de luxe féminin ! Où vraiment un tel âne serait réellement heureux; parce que son exemplaire de luxe pourrait au moins lui inspirer en peu de temps, la conviction suprêmement modeste d'être, lui, c'est vrai, une grande bourrique, et en second lieu que son enivrant exemplaire de luxe féminin n'est autre qu'un sépulcre blanchi, ou bien une statue dorée extérieurement mais dont le bois intérieur ne vaut pas même un centime.

Mais quelle est la cause d'une semblable dégénérescence ? Cette cause a déjà été indiquée avant; c'est la possession par l’œuvre de ce que l'on appelle un démon du jeu, qui se permet de faire de l'humanité ce que les enfants, particulièrement les filles, font avec leurs poupées.

Ne serait-il pas mieux, si l'on veut réellement que les bambins aient absolument des jouets, qu'on leur donnât pour jouer des objets tels qu'ils puissent d'une manière ou de l'autre avoir un rapport avec Mon Enfance sur ce monde ? Avec cela on cultiverait dans les petits enfants de bonnes impulsions; et lorsqu'ils seraient devenus un peu plus grands, ils s'informeraient avec une joyeuse curiosité des détails des choses et des évènements, et aussi du sens et des buts de leurs jouets. En de telles conditions un vrai catéchiste aurait ensuite certainement un travail on ne peut plus agréable à soigner la plantation d'une jeune vigne, et il en récolterait sous peu des fruits merveilleux.

Or on prend le chemin parfaitement opposé; et au lieu d'être enseigné pour le Ciel, l'enfant l'est déjà au berceau pour l'Enfer, qui d'habitude finit aussi par triompher.

De ce calibre sont les gens qui surtout sont envoyés vers l'Enfer, car ceux-ci s'estiment bons et très justes, et selon leurs concepts, tout à fait vertueux Pour le monde; penser à un repentir est chose vaine. Le repentir ne serait, selon l'idée de ces gens-là, qu'une régression et une décadence de leurs coutumes raffinées.

Un voleur ou un assassin peut éprouver du repentir; un fornicateur, un adultère et un gros buveur peuvent, étant donné certaines circonstances, être amenés au point qu'ils peuvent constater leur immense sottise, dans quel cas on peut leur dire: " Tes péchés te sont pardonnés" - "Va maintenant, et ne pèche plus !" - Mais que devrait-on dire à ces représentants du grand monde, très raffinés, orgueilleux et remplis de superbe ? Ils s'estiment justes et extrêmement civilisés, et ils observent les lois de la convenance et du bon goût; ils secourent même les pauvres quand les convenances le permettent, fréquentent même les églises, naturellement dans les occasions seulement où le monde élégant a l'habitude de se donner rendez-vous; ils assistent aussi à quelques sermons, à condition que le prédicateur soit un homme de bon goût et sache développer son sujet avec au moins une certaine élégance théâtrale, et que naturellement il possède aussi une voix agréable et présente bien. Des sermons certes il n'est pas fait grand cas, mais s'ils sont conformes à la mode et au bon goût, le prédicateur peut sans aucun doute en faire une édition élégante in-douze, et il peut la dédier à quelque dame influente; dans quel cas ces. sermons rendent au prédicateur au moins quelques sequins, ou bien parfois même un avancement dans la carrière; quant au libraire, non pas en raison des sermons eux-mêmes, mais pour une question de mode et pour l'hommage rendu à la noble dame, dès lors qu'ils lui sont dédiés, ils lui procurent une vente non à dédaigner. Certes, celui qui les achète ne se propose point de les relire, mais d'en enrichir sa propre bibliothèque et rien de plus. Mais de tout cela on voit combien il est difficile ou même tout bonnement impossible d'amener de semblables êtres au repentir; car avec eux, c'est vrai, il y a à y laisser, comme vous avez l'habitude de dire, aussi bien le baptême que l'huile sainte, et dans le monde des esprits il faudra beaucoup pour ramener ces individus sur le chemin de la Vie; car, bien que cela puisse vous sembler incroyable ceux-ci ont en dégoût Mon Nom, et Moi-Même Je constitue pour eux soit un néant absolu, soit tout au plus un pauvre moraliste des temps passés, dont la morale elle-même n'a désormais plus aucune valeur, étant donné qu'à Paris ils en ont inventé une bien meilleure.

Dans le monde des esprits, où naturellement ne sont pas admis les journaux de la mode parisienne, souffle ensuite certes un autre vent; c'est toujours sans doute un vent de grâce, mais pour ces âmes il sent pire que la peste, et c'est pourquoi aussi ils fuient très longtemps avant loin d'un lieu où ils soupçonnent que l'on peut s'attendre à un semblable vent de Grâce. Je vous le dis: De cette classe d'hommes nombreux seront ceux qui finiront submergés par les excréments de Satan, c'est-à-dire, parmi ces ultimes immondices ou scories matérielles destinées à entreprendre avec leur propre centre ce dernier voyage que vous connaissez déjà. Ces remarquables choses sont très claires, et sous divers aspects elles sont déjà pour vous très instructives; il serait donc inutile de vouloir en parler encore plus. Ceci posé, nous traiterons prochainement d'autres choses aussi très importantes.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Santé et Guérison
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:20

 

 


Terre et Lune de Jacob Lorber

 


CHAPITRE 61

 

(Une espèce de possession très dangereuse : le démon de la colère. Essence de la colère, comme contraire de l'amour. Les assistants du démon de la colère. La voie qui amène ce démon dans la chair de l'homme. Son développement dans la sphère physiologique psychique. Comment on peut prévenir ce mal; Diète naturelle et animique. La mollesse, le plus grave danger. Conséquences: la scarlatine, la rubéole, la variole, etc... Ce que l'expérience devrait enseigner. But de la dysenterie et de la toux. Pourquoi le Seigneur rappelle surtout à Lui les bambins viciés. L'amour aveugle et faux des parents pour leurs enfants, et ses conséquences. La raison de la grande mortalité parmi les enfants. Il vaut mieux de faibles esprits du Ciel que de forts esprits de l’Enfer. Exceptions; le développement des esprits de la colère, et ce qui s’ensuit.)

 

- 6 avril 1847 -

 

Comme parmi les sujets traités précédemment celui important des obsessions a déjà été pris en considération, nous continuerons à nous en occuper encore, et justement en ce domaine nous mettrons en lumière une autre sorte d'obsession très dangereuse. Mais en quoi consiste-t-elle ?

Elle consiste dans la prise de possession de la chair humaine de la part du démon de la colère; cette forme d'obsession est la plus dangereuse de toutes, parce qu'un semblable démon de la colère n'est jamais seul à posséder une chair, mais il tire derrière lui toujours une légion d'esprits malins qui se tiennent à son service.

La colère est le plus rude contraire de l'amour, et elle constitue le vrai composant principal de l'être de Satan; cependant la colère ne peut subsister sans nourriture, et c'est pourquoi elle a toujours autour d'elle une quantité infinie d'esprits nourriciers auprès desquels elle suce et dévore. Et de même que l'amour ne peut subsister sans sa nourriture qui est la réciprocité d'amour, de même également la colère ne veut subsister sans une contre-colère qui lui sert d'aliment.

Voyons maintenant quelle sorte de mauvaise engeance la colère a autour d'elle capable de lui fournir l'aliment. - La haine est son principal aliment, ensuite l'orgueil et l'égoïsme qui s'ensuit, l'envie, l'avarice, l'adultère, la fornication, le mépris de toute chose divine et de son propre semblable, l'assassinat, l'ambition et le désir de domination, et enfin le total manque de conscience. Ainsi se sont, approximativement, les principaux subordonnés immédiats de ce démon de la colère, dont chacun ensuite a avec lui encore un nombre considérable de mauvais esprits qui lui sont subordonnés, et qui se laissent facilement reconnaître à travers les très diverses passions de l'homme possédé par la colère.

Cet esprit malin, quand il s'est emparé d'une chair d'homme, il est justement tout aussi difficile de l'en chasser qu'il est difficile d'éteindre un feu qui a envahi un grand édifice en toutes ses parties. En un cas semblable, il n'y a pas d'autre remède que de le laisser brûler jusqu'au bout, pour examiner plus tard les cendres refroidies pour voir s'il s'y trouve quelque chose que la terrible chaleur ait épargné de la destruction.

Mais étant donné que ce démon de la colère est si méchant, comme ce fut montré dans les deux Gadaréniens possédés, il est nécessaire de voir comment un tel bouillonnement de l'Enfer peut pénétrer dans la chair de l'homme.

Cet esprit n'est pas comme les autres qui s'insinuent seulement avec le temps dans la chair humaine, mais il est au contraire placé en elle déjà dès l'acte de la conception comme une semence de l'Enfer, et ainsi doit-il en être, justement parce que cette semence est une condition pour le développement de la chair; cependant la semence-même ne peut se rendre indépendante si l'homme nouveau-né ne reçoit pas une éducation permettant d'atteindre un semblable but.

Seulement au moyen d'une éducation conforme cette substance maligne se rassemble dans le foie, et lorsque la mesure est pleine, justement cette substance est celle qui éveille d'elle-même l'indépendance du démon de la colère; mais quand ce dernier s'est rendu libre, il s'empare bientôt de l'âme entière et l'entraîne à l'intérieur de sa propre sphère d'influence, en suite de quel acte l'homme entier devient en peu de temps un vrai démon.

Dans de nombreux cas d'ailleurs il n'est pas réellement nécessaire que ce démon de la colère arrive à l'indépendance complète; mais il arrive bien plutôt que l'exhalaison spécifique maligne va en se transformant par tout le corps, c'est-à-dire, avant tout à travers le sang, qui très facilement monte en effervescence dès lors qu'il se trouve déjà discrètement mélangé avec cet élément spécifique. Du sang il passe ensuite aux nerfs, de ceux-ci à l'esprit nerveux, et enfin, au moyen de ce dernier, dans l'âme.

Lorsque l'élément spécifique infernal a pénétré ainsi l'âme, l'homme est, alors déjà pour le moins un demi-démon, et c'est chose prudente que de ne pas être en communauté avec lui.

Cette sorte d'hommes, on la reconnaît à ce que, pour n'importe quelle petite question, qui même ne les touche que peu, ils se mettent en fureur avec une grande violence et sont très prompts aux jurons et aux coups. Ils ressemblent à un fer brûlant qui de lui-même parait très solide et tranquille; mais que l'on y jette un peu de sciure, et aussitôt ils se manifesteront feu et flammes.

Mais tout cela peut être évité chez les enfants moyennant une juste et bonne éducation ; et si même dans l'un ou l'autre individu il y a une plus grande disposition, celle-ci peut, justement en vertu de la bonne éducation susmentionnée, et en plus moyennant une diète appropriée, celle-ci peut, dis-Je, être contenue et ainsi réglée, au point qu'avec le temps il ne peut en dériver que le bien et non pas le mal.

Cependant le pire coté de la chose c'est que bien souvent les enfants sont viciés; et suite à cette mauvaise habitude on ne donne aucune importance à leur grossièreté quelle qu'elle soit. L'enfant devient de jour en jour plus grand, et il s'aperçoit qu'il peut être impoli et commettre toutes sortes de petites espiègleries sans être puni; alors il essaye dans le cas de ce que l'on appelle les gamineries d'en faire toujours de plus grandes. Si même pour celles-ci les parents sont indulgents en partie ou peut-être tout bonnement totalement, alors l'enfant a déjà atteint en lui une certaine consistance dans la colère, et il commence bien vite à prétendre avec arrogance et à commander que lui soit donné ce qu'il demande. Si on ne lui prête pas attention, et si on ne lui accorde pas chaque chose en particulier, il devient immédiatement rouge de colère et souvent insupportablement malhonnête et grossier.

Si les parents se laissent intimider par un semblable comportement, et s'ils cèdent au sauvage mode d'exigence de l'enfant, alors celui-ci a déjà atteint le premier degré de l'indépendance diabolique. Après cela, l'enfant devenu un peu plus grand commence à s'ériger en législateur brutal face à ses propres parents, et pour ceux-ci cela n'irait vraiment pas trop bien, dès lors qu'ils ne voudraient pas condescendre aux demandes de leur enfant vicié, demandes impérieuses comme une loi.

Lorsqu'un semblable enfant a grandi et qu'il est devenu plus grand et plus robuste, il y aurait plus d'un parent à ne plus se sentir en sécurité, même pour la vie, si Je n'étais pas là pour dompter au moyen de l'une ou l'autre maladie, ce démon dans la chair de semblables enfants mal élevés. Mais ces maladies ne chassent au-dehors ce démon que seulement dans une certaine mesure, et particulièrement quand il s'est insinué dans le sang. La scarlatine, la rubéole, la variole et d'autres maladies encore, sont tout autant de moyens pour expulser le corrupteur de la nature humaine. Mais naturellement, elles n'éloignent pas complètement cet élément spécifique malin, mais bien plutôt seulement en ce que lui-même s'est insinué dans le sang.

Mais si les parents, après que leurs enfants aient surmonté une telle maladie, avec laquelle Je suis venu à leur aide, étaient raisonnables et soumettaient leur enfant à une diète opportune et ordonnée, bien leur en adviendrait et à leur enfant aussi, tant au point de vue spirituel que corporel.

Au contraire, ils le vicient habituellement deux fois plus qu'avant, et par conséquent il arrive que le second état est pire que le premier, car lorsque ce démon qui demeure dans la chair de l'enfant s'aperçoit que la voie à travers le sang commence à se faire suspecte, lui, négligeant le sang, se jette tout bonnement sur les nerfs; et lorsque ceux-ci sont en sa possession, l'enfant devient extrêmement sensible; ceci est habituellement considéré par les parents comme un état de maladie; alors justement ils lui accordent tout ce qu'il veut afin de ne pas trop l'irriter, étant donné sa supposée faiblesse des nerfs.

A ce moment JE dois à nouveau intervenir Moi-Même, en frappant la chair de l'enfant avec une dysenterie ou bien avec une violente toux dans le but d'éloigner cet élément spécifique des nerfs; et avec cela, pendant quelque temps, il est donné aide à la chair de l'enfant, si elle est en mesure de supporter de semblables moyens drastiques. Mais en ces cas c'est presque toujours mieux si à une telle chair imprégnée de l'élément pestiféré l'âme de l'enfant est enlevée, avant que celle-ci ne devienne, moyennant la chair, à son tour la proie de ce démon.

C'est la raison pour laquelle Moi aussi J'enlève d'habitude les enfants aux parents qui les vicient de toute façon, et c'est le cas particulièrement de ces parents qui ont peu d'enfants; mais cela explique les lamentations que souvent on entend: "Je n'ai qu'un seul enfant et même celui-ci est continuellement maladif.", ou bien: "Mon unique enfant est mort; et pensez que mon voisin en a une nichée, et ils courent alentour souvent à moitié nus; il n'y a personne qui en prend soin ou les surveille, et malgré cela ils sont tous frais et sains, et il n'en meurt aucun."

Certes c'est ainsi, dis-Je, et c'est d'autant plus certain que c'est pour le bon motif. L'enfant unique deviendrait trop vicié, et avec le temps il serait complètement tué pour Mon Royaume, parce que ses parents sont des fous et ils ont pour leur enfant un faux amour par l'effet duquel ils l’étoufferaient pour l'éternité si Moi aussi J'étais un fou comme eux, et si Je le leur laissais pour leur servir de passe-temps et pour s'amuser avec lui comme le font dans leur vanité les dames de la ville et les châtelaines avec leurs perroquets, leurs petits chiens et leurs oisillons.

Mais étant donné que, Moi, Je poursuis avec l'humanité un but plus élevé que ne l'est celui de devenir seulement un vain jouet aux mains de tout aussi vains et sots parents, il ne reste certes pas d'autres moyens que celui d'enlever tout bonnement les enfants aux parents de cette sorte, et de les confier à Mes anges pour une autre meilleure éducation.

C'est pourquoi Je Me choisis toujours ces enfants qui, même si les parents respectifs ont beaucoup d'enfants, sont choyés par eux et aimés excessivement; parce qu'un amour exagéré des parents pour leurs enfants équivaut d’habitude à la mort de ces derniers.

Si Je les laissais vivre dans le corps, leur âme serait irrémédiablement perdue; par conséquent il faut préférer la mort du corps, pour que l'âme soit maintenue en vie pour le Ciel.

Donc personne ne doit s'étonner si tant d'enfants dans un âge très tendre, et souvent déjà au berceau, sont rappelés de ce monde; car Je sais mieux que tous le motif pour lequel Je les enlève si précocement hors du monde. Il est mieux qu'ils deviennent de faibles esprits du Ciel, au lieu que de forts esprits d'Enfer sur ce monde.

De temps en temps cependant il arrive, et il doit même arriver à cause du monde que de semblables esprits de la colère se mûrissent. Si les parents, quand il est encore temps, combattent avec énergie la colère et l'entêtement de ces enfants, ils peuvent en tirer des hommes très capables dans l'un ou l'autre domaine, et très zélés; mais si à leur colère et à leur obstination il n'est pas fait opposition avec l'énergie voulue, ils finissent par devenir des querelleurs, des rebelles, et bien souvent réellement des persécuteurs féroces de l'humanité. Il est donc nécessaire de mettre au cœur de tous les parents, dès lors que leurs enfants se montrent portés à la colère, à la vanité, à l'arrogance, à l'égoïsme et à la coquetterie, de combattre ces passions avec toute l'énergie passible.

Les conséquences se verront ensuite en ce qu'ils élèveront dans leurs enfants des hommes au cœur énergique et très capables, parce que, grâce à ce comportement l'élément spécifique mauvais et ardent de la colère se sera transformé en un élément spécifique bon, par suite d'un processus particulier psychico-chimique.

Ces notions sont on ne peut plus importantes, et il faut les prendre beaucoup en compte ; c'est pourquoi nous nous entretiendrons encore prochainement quelque peu sur ce sujet.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Résistance
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:16

 



Terre et Lune de Jacob Lorber

 
CHAPITRE 62

 

(La peste et les épidémies en général; leur cause psychique. La bonne diète pour préserver les enfants du démon de la colère et de ses conséquences. Diète pour les enfants au sang ardent et pour les nourrissons au sein. Le choix de la nourrice. Avec l'apparition des dents la mémoire commence à fonctionner chez l'enfant. Farine de blé bouillie mélangée à du miel pur : c'est le meilleur régime diététique pour les enfants au sang ardent. On peut en dire tout autant des décoctions d'orge, de figues bouillies et des carottes cuites. La bouillie de lentilles indiquée pour les plus grands. Que l'on évite au commencement le lait animal, particulièrement l’hiver, parce qu'il n'est pas trop sain. La compote de fruits cuits et ses effets. L'usage modéré de la viande, seulement après la seconde dentition, et sa raison. Autres règles diététiques en regard avec les occupations, etc.. Ne pas négliger au moment opportun la punition, particulièrement le jeûne. Importantes indications diététiques pour la période qui suit l'enfance. Comme ces hommes au sang ardent sont plus que d'autres sujets à des tentations, ils sont d'autant plus proches de la Grâce.)

 

- 7 avril 1847 -

 

Etant donné crue ce démon de la colère est un être aussi dangereux lorsqu'il arrive à prendre possession de la chair de l'homme, il est donc souvent nécessaire de faire mourir corporellement les enfants, et même Parfois de tuer dans le corps des générations entières au moyen de la reste et d'autres maladies dévastatrices, avant qu'il ne soit rendu possible à ce démon d'attraper complètement les âmes dans leur essence; d'un autre coté, il est aussi en premier lieu de la plus grande importance pour chaque créature humaine appelée à protéger sa propre âme, ou bien s'il s'agit d'un père ou d'une mère, à protéger aussi les âmes de leurs enfants, il est très importants, dis-Je, de connaître et ensuite de suivre la juste diète, grâce à laquelle non seulement sont sauvées les âmes, mais il est aussi donné moyen au corps humain d'atteindre un âge le plus possible avancé aux fins du bien-être éternel de sa propre âme. Mais cela ne peut arriver si les hommes ne connaissent pas en grande partie une semblable diète, ou si, bien que la connaissant, ils ne la mettent pas en pratique.

Comment alors doit se comporter un homme déjà depuis la naissance, ou bien comment doit-il être traité depuis le commencement, afin de pouvoir dans les années de maturité observer cet ordre diététique psychique et corporel, grâce auquel seulement il lui est rendu possible d'atteindre une vieillesse tranquille et avancée, et d'assurer à sa propre âme, justement grâce à cet âge avancé, une consistance vraie, effective et persistante pour l'éternité ?

Si l'enfant, déjà dans le berceau montre qu'il est de nature très sensible et facilement excitable à l'effet de n'importe quelle influence, tant que la mémoire n'est pas encore active, il doit être nourri avec des éléments non aptes à allumer le sang, et même avec des éléments qui puissent agir seulement comme calmants et sédatifs.

Si la mère allaite elle-même le bébé, il est nécessaire qu'elle s'abstienne de l'usage de boissons spiritueuses, et particulièrement qu'elle se garde des commotions d'esprit; car avec cela elle prédispose sa poitrine à accueillir des éléments spécifiques tels, qu'ils servent d'aliment à cet esprit enflammé; bref, elle doit s'abstenir des aliments et des boissons qui produisent en quantité excessive la bile, ou bien qui éveillent à trop d'activité celle déjà produite. Les légumes en général, particulièrement les haricots et les fèves ne sont absolument pas à recommander à une semblable mère, qu'elle prenne au contraire des bouillons pas trop chargés, de la viande d'animaux purs rôtie, et des gâteaux de froment, de seigle ou de maïs blanc; l'orge et le riz cuits dans le lait pas trop gras sont en des cas semblables une nourriture très indiquée.

Mais si une mère n'allaite pas elle-même son propre bébé, et le confie au contraire à la poitrine de ce que l'on appelle une nourrice - ce qui n'est vraiment jamais une bonne chose - il est nécessaire que l'on connaisse bien avant tout qui est une telle nourrice, et de quel esprit elle est fille; et quand on a la conviction qu'elle est une âme douce et de bon caractère, il faut en second lieu, qu'elle observe dans le manger et dans le boire la même diète et qu'elle veille au calme de son esprit comme il est prescrit pour la vraie mère.

Mais que ce soit la mère ou la nourrice qui ait à allaiter le bébé, celui-ci doit être sevré dès que commencent à pointer les premières dents; car avec l'apparition des dents commence à fonctionner aussi chez l'enfant la mémoire.

Cependant pour un semblable enfant, la meilleure chose serait de l'élever sans l'aide du sein.

De la farine de froment cuite et mélangée avec un peu de miel vierge représente le meilleur aliment initial pour un enfant au sang enflammé. On peut par ailleurs très bien employer aussi l'eau d'orge adoucie avec du miel ou bien du sucre; tout aussi indiquées et parfois meilleures sont encore les figues et les carottes cuites. Plus tard, pour certains enfants, une légère bouillie de lentilles serait aussi un aliment très digne d'être noté, pour ceux il s'entend qui sont déjà un peu plus grands.

Le lait animal n'est pas à conseiller, parce que les animaux bien souvent, ne sont pas sains eux-mêmes, et ils ne peuvent par conséquent pas fournir un lait sain, ce qui d'habitude est le cas durant l'hiver. D'autre part souvent déjà les animaux-mêmes sont de constitution pléthorique et violents de nature, et leur lait serait donc très mal à propos fourni à un semblable enfant déjà en lui de nature pléthorique et ardente; ce n'est seulement qu'entre la première et la seconde année que l'on peut donner à ces enfants du lait plutôt maigre et allongé avec de l'eau.

Au contraire ils ne pourront en avoir aucun dommage si on leur donne de temps en temps de la compote de fruits cuits; parce que les fruits, particulièrement de bonnes pommes ou bien des poires de bonne qualité sont on ne peut plus aptes à dépurer et à affaiblir le sang.

On ne peut donner à manger de la viande à de tels enfants que lorsqu'ils ont changé les dents. Si aux petits, particulièrement à ceux dont on a déjà parlé, on donne de la viande comme aliment avant cette époque, on arrive à une hyper-nutrition du sang; leur chair même se sature de substances grasses, et leur appareil de la transpiration en est obstrué, ce qui a pour conséquence une quantité de maladies dangereuses.

Quand de semblables petits enfants ont grandi au point de pouvoir marcher et parler, il serait bon de les tenir occupés avec des passe-temps divers, mais d'un genre tranquille, et en même temps utiles et dignes; il faudrait en outre faire continuellement attention à ce que de tels enfants n'aient jamais trop à s'exciter, pour aucun motif, soit avec le mouvement physique, soit avec les commotions d'esprit.

Doit être évité tout ce qui, ne serait-ce que peu, pourrait les irriter.

Cependant, si en certains enfants, en dépit du scrupuleux accomplissement de ces prescriptions, on devait observer souvent que se manifestent des effervescences d'esprits et des déclenchements de colère, il ne faut jamais négliger en temps et lieu une punition appropriée, qui toutefois ne doit pas se transformer aussi vite en coups, mais bien plutôt - ce qui est beaucoup plus efficace et salutaire - en infligeant opportunément des jeûnes; car il n'y a rien qui calme la colère comme la faim, et ceux qui jeûnent depuis longtemps sont de tous les moins disposés à organiser des révolutIons, tandis que, quand ils sont rassasiés, il ne faudrait pas se fier beaucoup à eux.

Quand il y a nécessité de punir des enfants pour de semblables causes, on agit très bien si l'on cherche à leur faire comprendre, qu'eux ayant été méchants, le Père Céleste n'a pas envoyé de pain pour eux, mais que, dès qu'ils voudraient redevenir bons, et dès qu'ils prieraient le Père Céleste de leur accorder à nouveau le pain, Celui-ci certes ne le refuserait pas davantage. Avec cela ces petits sont rendus attentifs sur l'influence rue Dieu exerce en toute chose, et puis dans leurs jeunes âmes s'imprime toujours plus l'idée qu'ils dépendent de Dieu en tout, et que Lui est le plus Fidèle rémunérateur de tout bien et de tout mal.

Et quand ces petits enfants sont devenus vraiment bons et honnêtes, il ne faut pas hésiter à leur montrer, de manière compréhensible, comment le Père Céleste a pour eux une grande complaisance, et comment est quotidien Son appel en leur faveur que l'on répète le matin, à midi et le soir.

 

« Laissez venir à Moi ces chers petits ! »

 

Si les petits enfants sont guidés de cette manière, plus tard on aura bien peu de difficultés avec eux; mais si l'on ne procède pas ainsi, il sera déjà plus difficile de les ramener sur la bonne voie dans les années à venir, et trouvera confirmation le dicton selon lequel, un vieil arbre ne se laisse plus plier, exception faite parfois, par l'action de l'ouragan et de la foudre, mais en ces cas bien rarement l'arbre en sort sans dommages.

Quand de semblables petits enfants ont déjà bien grandi, et ont atteint la conscience complète d'eux-mêmes, jusqu'à la limite il s'entend où ce concept veut être étendu dans des considérations naturelles, et qu’en eux se manifestent encore de temps en temps des symptômes sensibles d'une susceptibilité exagérée et d'une excitabilité d'esprit, il est très recommandable pour eux qu'ils mènent sous tous aspects une vie très modérée, qu'ils se couchent de bonne heure, mais se lèvent plus encore de bonne heure, qu'ils s'abstiennent durant de longues périodes de temps d'user de boissons alcoolisées, ainsi que de chairs d'animaux impurs et qu’ils évitent de se rendre en ces lieux où l'on offre toutes sortes de spectacles fous pour le très mauvais plaisir des spectateurs, principalement ensuite en ceux où l'on danse et où l'on joue. Qui a la tête chaude et encline à l'irascibilité, fait bien de se tenir éloigné de semblables divertissements durant longtemps, sinon vraiment pour toujours, comme il faudrait le conseiller à plus d'un.

Il est aussi très bon pour ces personnes des deux sexes qu'ils se marient vite; car l'ardeur érotique dans une tête chaude est beaucoup plus violente que chez une personne douce, particulièrement ensuite, en plus d'observer ces règles diététiques naturelles, de semblables individus devraient prier souvent, et lire des livres spirituels ou bien se les faire lire, dès lors qu'ils ne sachent pas lire eux-mêmes. Tout cela contribue à renforcer leur âme et à dénouer leur esprit de ses entraves, esprit qui se rend facilement libre quand de tels individus sont arrivés saisir Mon Amour; et puisqu'ils sont exposés à une plus grande tentation en comparaison des autres, ils sont aussi justement pour ce motif d'autant plus proches de Ma Grâce que plus grande est la tentation à laquelle ils sont appelés à résister. Ce sont justement ces hommes dont on peut attendre quelque chose de grand quand ils sont arrivés sur la Bonne Voie, pour la raison qu'ils ont en eux le courage nécessaire. Ceci est l'homme matériel avec lequel, spirituellement parlant, sont construits des navires et des palais - comme de chêne et de marbre - dans Mon Royaume ; tandis qu'en se servant d'éponges et de roseaux de marécages, on obtiendra difficilement quelque chose de mieux que ce que peuvent donner de semblables matériaux dans leur espèce.

Il était nécessaire d'ajouter ce régime à la présente remarquable communication; et vu que désormais nous l'avons clairement exposé afin que chacun puisse l'observer avec certitude et pour son plus grand avantage personnel, la prochaine fois nous passerons à considérer encore une autre question assez digne d'être posée.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Sur les sciences humaines
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:12




Terre et Lune de Jacob Lorber

 


CHAPITRE 63

 

(L’ambition, autre démon de la pire espèce. Rapport entre celui-ci et le démon de la colère. Le sexe féminin plus fortement prédisposé à en subir l’influence. La preuve que l'on peut en faire sur une jeune fille et sur un jeune homme. Ses dangers et ses conséquences; pour la femme la coquetterie et la dissolution; pour l'homme : la grossièreté et la manie de se battre, etc... L'ambition le plus mauvais parmi les démons, est la source de tout les maux parmi le genre humain. Exemples cités pour preuve. C’est un bien pour les hommes quand ils sont dominés par des tyrans. Documentations. "Qui parmi vous veut être le premier, qu'il soit le serviteur de tous." Les dirigeants détiennent les pouvoirs de Dieu. Les femmes - et les mères aussi - tendent a faire des conquêtes ; pourquoi pas au contraire des renoncements selon l’Evangile ? - "Que la véritable humilité soit le solide fondement de votre être.'' La voie vers le bonheur en ce monde et en l'autre. " Qui veut rendre les autres meilleurs, qu’il se rende avant tout meilleur lui-même " Tant que la pure doctrine du Christ ne se rend pas vivante, il ne pourra y avoir d'amélioration ni en ce monde ni dans l’Au-Delà." La raison pour laquelle une amélioration est si difficile est à rechercher en ce que les hommes eux-mêmes, se complaisent grandement de ce démon capital. Aujourd’hui, Jésus représente une affliction et un déshonneur.)

 

- 8 avril 1847 -

 

Presque pire et plus dangereuse encore que l'irascibilité ou le démon de la colère dans la chair humaine est l’ambition, qui marche bien sûr du même pas que la colère, mais en est toutefois le fondement, parce que celui qui est humble ne se laisse pas facilement entraîner par la colère;tandis qu'un orgueilleux, selon ce que vous avez l'habitude de dire, s'enflamme immédiatement comme une allumette. L'ambition est le véritable démon principal dans l'homme, et il est presque tout à fait semblable à Satan. Seulement cet esprit malin prend possession des enfants seulement quand ils sont arrivés à un certain degré de connaissance d'eux-mêmes.

Des prédispositions en ce sens, on peut certes en observer aussi avant, quand les enfants peuvent encore à grand-peine parler. Essayez de rassembler quelques enfants, et observez-les durant leurs jeux, et vous vous apercevrez vite comment l'un veut surpasser l'autre ; car il plaît déjà à un semblable petit être qui sait à peine balbutier quelques mots, que de la part des autres il lui soit rendu hommage.

Cette tendance est particulièrement marquée dans le sexe féminin ; la jeune fille se trouvera bien vite être belle, et elle commencera à se parer et pour qui voudra s'insinuer dans l'âme d'une jeune fille ainsi faite, il suffira qu'en toute occasion elle mette en relief sa beauté, et elle commencera alors à sourire avec un doux embarras apparent et ne se trouvera pas trop à son aise si en sa compagnie il y a une seconde jeune fille très belle. Beaucoup plus sérieuse serait ensuite l'affaire au cas où il y aurait présente là une autre jeune fille réellement plus belle encore ; pas mal de larmes s'écouleraient, si pas réellement en public, mais certainement au moins en secret.

Chez les garçons, quand ils sont encore petits, la beauté physique ne représente pas encore une grande part, mais beaucoup plus par contre la force. Chacun veut être le plus fort ; avec sa force il veut vaincre complètement ses compagnons, et il est toujours prêt à cueillir n'importe quelle occasion pour fournir des preuves de sa force, avec les mains et avec les pieds, sans grâce ni pitié, des preuves parfois même meurtrières, uniquement pour être considéré comme le plus fort et donc, le plus craint de la compagnie.

En de telles occasions on s'aperçoit avec beaucoup de facilité de la présence du démon sataniquement méchant déjà dans les enfants.

Qu'un semblable démon doive être combattu sans délai, cela est suggéré déjà par la nature elle-même, même si personne ne devait posséder en ce domaine une quelconque connaissance supérieure et plus profonde, car il est évident qu'une semblable ambition peut aussi trop souvent dégénérer dans les pires vices.

Une jeune fille qui désire ardemment plaire, devient très vite une coquette et sitôt après une prostituée, état dans lequel elle vient déjà à se trouver d'une certaine manière au point où Satan voulait la conduire ; le garçon de son coté devient en très peu de temps un être grossier, querelleur, et en général un individu pour qui rien n'est sacré hormis lui-même.

Il ne se passe guère de temps que ceux-ci ne deviennent des intrigants, des médisants et des critiques de Dieu et de tout ; ils savent et comprennent tout mieux que n'importe qui, et leur jugement doit être le plus exact uniquement parce que c'est eux qui l'ont exprimé. Qui ne veut pas se soumettre à une telle sentence, est, dans le meilleur des cas, un âne ; mais il se peut que le cas soit aussi un peu plus démonstratif, et alors l'intéressé attrape des coups de bâton.

Mais que peut-on espérer d'un semblable individu ? Qui donc sera capable d'enseigner un tel personnage qui connaît tout mieux que toute autre : Personne ? Et si même quelqu'un se donne la peine de lui faire voir avec beaucoup de clarté sa sottise, il montera sur ses grands chevaux, et ce qu'il ne pourra pas obtenir avec l'éloquence de sa propre bouche il le remettra à l'énergie de ses propres mains, qui ordinairement sont plus robustes que la langue de l'adversaire. Une paire de bons coups de poings, ou quelques revers de mains appliqués tout aussi énergiquement, ont pour le moment un plus grand effet que le plus beau chapitre tiré des Epîtres de Paul, et que toute la sagesse de Socrate ; parce que là où il y a un cheval qui donne des coups de pieds, même Socrate et Cicéron se retirent prudemment en arrière; dans un cas semblable tout au plus Samson ou David en tenue de combat pourraient exercer une contre-attaque efficace.

Or, tout cela a ses origines dans l'ambition, en raison de laquelle chacun veut être le premier et le plus grand, même si effectivement il est le plus petit et le dernier ; et quand bien même l'une et l'autre arme dont il dispose se sont épointées, il lui reste toujours encore une bouche pour maudire, et une inextinguible soif de vengeance. Naturellement en de telles occasions, l'ambition et la colère s'en vont bras-dessus, bras-dessous ; mais à leur service entrent alors la simulation et l'envie.

Ce très perfide d'entre tous les démons dans la chair humaine est la source de tous les maux de l'humanité, et il s'identifie parfaitement avec le plus acerbe et le plus profond Enfer, car en lui se trouvent réunis tous les maux.

Y aurait-il jamais eu une guerre, si ce démon n'avait pas si corrompu la chair humaine ? Il n'y a pas de vice qui puisse attirer autant de victimes entre ses spires que l'ambition. Un homme qui a en lui beaucoup de cet élément diabolique, ne tardera pas à se rendre sujets un certain nombre d'autres hommes, au commencement sans doute avec le titre d'amis ; mais il ne se passera pas beaucoup de temps que de tels amis par excès d'amitié devront finir par faire ce qui leur sera imposé par l'ami principal, et ce pour la raison qu'il les aura attirés dans le cercle de son propre démon de l'ambition. Ces amis se choisiront à leur tour d'autres amis et les attireront dans les spires du même démon en lesquelles ils ont été eux-mêmes attirés. Mais de cette façon le chef de bande initial devient un commandant supérieur, et comme la chose promet bien, il commence à donner des ordres à droite et à gauche, et rapidement son démon aura attraper avec son filet des milliers, qui tous devront danser selon la musique qu'il lui plaira de jouer.

Ainsi naissent ensuite les dynasties ; alors un se tient à la tête de tous, dicte et sanctionne des lois selon que le caprice l'inspire, et des milliers doivent les observer, soit au milieu de larmes de sang, soit avec bonne volonté soit à contrecœur, cela importe peu ; parce que lorsqu'une puissance s'est concentrée dans un groupe, toute résistance particulière reste vaine, et raison, intelligence et sagesse doivent céder le champ là où un despotisme tyrannique s'est assis sur le trône. S'il plaît au tyran d'aveugler ses sujets, il n'y a qu'à commander, et ses assistants animés par le même démon leur arracheront les yeux, car ils sont prêts à faire tout ce que le despote commande. Cependant, pour les hommes, il est bon que dominent sur eux des tyrans, qui, même s'ils ne sont pas des tyrans au vrai sens du mot, sont cependant des despotes obstinés qui, comme les tyrans, exigent la plus stricte obéissance, qui considèrent la plus petite contradiction comme un crime de lèse-majesté et la punissent si pas réellement avec la mort, du moins avec une période de dure prison. Mais comme on l'a dit, si cela arrive ainsi, c'est juste et bon.

Ce sont les hommes eux-mêmes qui ont mis dans un coin leur Dieu, et qui ont par contre placé sur le trône le démon de leur propre orgueil, et ce qu'ils firent autrefois, ils le font présentement encore ; car partout les parents ambitionnent que leurs enfants deviennent quelque chose de mieux et de plus élevé que ce qu'ils n'ont été eux-mêmes. Le simple paysan, bien qu'il ne puisse réaliser son propre désir, caresse au moins dans son cœur l'idée de faire de son propre fils un grand monsieur, et pour sa propre fille, pour peu qu'elle soit d'un aspect gentil, il rêve au moins d'un mariage avec quelque bourgeois aisé ou bien avec quelque employé de l'Etat. Un cordonnier ne pense même pas de loin à faire apprendre à ses propres fils son propre métier ; et s'il a une fille plutôt plus mignonne que laide, il ne peut certes conseiller à aucun autre cordonnier de la demander pour épouse, parce qu'elle peut facilement devenir la femme de quelque employé ou même quelque chose de mieux encore ; et le fils du cordonnier doit naturellement étudier pour devenir quelque chose de plus et de mieux. Et si donc à la fille d'un semblable sot, il arrive vraiment de devenir l'épouse d'un conseiller d'état, et au fils d'atteindre tout bonnement à la charge de greffier d'état, il arrive ensuite que le père ne peut absolument plus se permettre l'acte audacieux de s'approcher avec le chapeau sur la tête de ses enfants désormais haut placés.

La chose sans aucun doute lui fait de la peine, et souvent il pleure amèrement parce que ses enfants ne veulent plus le reconnaître. Mais c'est bien pour lui ! Parce qu'il a été ainsi imprudent, et il a éprouvé de la joie à élever deux tyrans au lieu de deux soutiens pour sa vieillesse !

Et c'est pourquoi il arrive à chacun selon la justice, et pour l'humanité tout est parfaitement bien si elle est tyrannisée à outrance de haut en bas ; car elle-même trouve la plus grande satisfaction à façonner des tyrans à partir de ses propres enfants.

Qui est-ce qui fait étudier les enfants ? Les parents ; et pourquoi ? Afin qu'ils puissent devenir quelque chose ; mais quelle chose doivent-ils devenir ? Naturellement, si jamais c'est possible, toujours plus que ce que sont les parents; car dans la bouche de tous on n'entend que cela : "Je fais étudier un fils afin qu'il puisse un jour devenir prêtre ou employé de l'Etat, et plus cher que tout me serait qu'il puisse arriver à un poste de conseiller aulique ou tout bonnement de ministre, ou bien, s'il entre dans la carrière sacerdotale, qu'il réussisse à se faire consacrer évêque." Ainsi s'exprime l'intention d'un père, et pareillement aussi le cœur d'une mère. Mais on n'entend pas par contre aussi facilement de la bouche d'un père les paroles : "Je fais étudier mon fils dans le but qu'il ait à acquérir des connaissances utiles, pour devenir ensuite avec un sage avantage ce que je suis moi-même, ou bien même quelque chose de moins, mais toujours dans les limites du bon et du juste." Et moins encore on ne donne écoute à Ma Parole qui dit :

 

"Qui parmi vous veut être le premier,

qu'il soit le dernier et le serviteur de tous.

 

Tel a été Mon commandement, mais voilà qu'à grand-peine quelque mendiant, l’accomplit ; mais ce que Satan commande au moyen de ses propres démons, cela devient loi à laquelle petits et grands, jeunes et vieux rivalisent pour s'y conformer ; mais c'est pourquoi, pour le monde aussi, il est dix fois et cent fois bien quand il est tyrannisé avec l'épée et avec le feu, car lui-même y trouve la plus grande satisfaction spirituelle.

Cessez d'élever des tyrans en vos enfants, et soyez vous-mêmes plutôt les derniers que les premiers, et alors bien vite les tyrans se trouveront seuls sur leurs trônes ; et puisque vous, vous vous trouverez beaucoup plus bas, ils seront eux contraints de descendre profondément de leur hauteur, pour ne pas courir à la rencontre de leur propre ruine, abandonné de tous.

Mais si vous, à partir de vos propres enfants, vous vous efforcez de construire toujours de plus nombreux degrés qui conduisent au trône, il est certain que celui-ci devra toujours plus s'élever ; cependant d'autant plus haut il devient, d'autant plus loin il pourra jeter ses foudres depuis ses sublimes sommets, et par conséquent d'autant plus durement serez-vous frappés vous qui vous vous trouvez en bas. Et MOI, Je permets volontiers que la puissance des haut placés s'accroisse, afin que les fous qui sont au-dessous aient quelque chose qui les éperonne à l'humilité et qui leur montre ce qu'ils devraient être, mais qu'au contraire ils ne sont pas. Désormais les régnants réclament de Moi leur force, et ils font très bien quand ils oppriment le plus qu'il est possible la stupide humanité, parce qu'elle ne mérite absolument pas un meilleur traitement.

Un père ne veut-il pas acheter pour son propre fils un manteau meilleur que celui qu'il endosse lui-même, et une mère ne va-t-elle pas avec ses filles dans les magasins de mode, et ne s'y rend-elle pas, et ne choisit-elle pas pendant de longues heures ce qu'il y a de mieux pour qu'elles puissent faire, comme on dit, la meilleure figure possible afin de procéder au plus grand nombre de conquêtes ? Mais pourquoi vraiment faut-il conquérir et s'élever ? - S'abaisser au contraire, c'est à ceci que devrait tendre l'humanité selon Ma Parole ! Mais puisqu'on insiste à conquérir et à s'élever, que viennent donc aussi les tyrans ; Je dis que ceux-ci sont des anges qui abaissent le plus possible l'esprit de conquête au moyen d'impôts et de taxes en tout genre et au moyen d'autres lois onéreuses.

Voici quel est le langage du père à son propre fils : "Tu dois acquérir et te rendre propre un comportement capable d'attirer sur toi les yeux et les oreilles de tous de façon à devenir indispensable à toute une société", ou bien, dit en d'autres termes : "Cherche à devenir le premier dans ta société !" - Mais pourquoi le père ne dit-il pas plutôt :

" Mon fils ! Tiens-toi à l’arrière ; il est mieux que tu sois toi, depuis ta basse position à regarder la société, plutôt que celle-ci n'ait à tourner tous ses regards vers toi ; ou bien, est-il mieux d'être la pierre fondamentale d'un édifice ou bien le faite d'un toit ? Mais s'il éclate un ouragan qui détruit et toit et maison, réussira-t-il à déplacer aussi les fondations ? "

Qui se tient le plus bas de tous, celui-là est aussi le plus en sécurité; le pinacle d'un clocher est au contraire à la merci de chaque tempête.

Que ce soit donc votre principe : descendre ; et que la vraie humilité soit la base solide de votre existence. Alors le démon malin de l'ambition abandonnera chacun, et la tyrannie aura trouvé sa fin pour l'éternité.

Oh! Croyez-vous peut-être que pour un prince il importe en quoi que ce soit d'être reconnu comme tel par la masse du peuple ? Il ne tirera certainement pas d'aliment de cela pour son honneur de prince ; mais comme prince il demande par contre aux très hauts milieux et à la classe de ses pairs la reconnaissance de sa propre dignité.

Si donc l'humanité, sans exception, descendait jusqu'en bas aux fondements de l'humilité, le prince pourrait aller chercher ses pairs ou la reconnaissance de sa propre dignité avec une petite lanterne, mais il ne la trouverait absolument pas, de même qu'on ne trouve pas de diamants déjà taillés à facettes au milieu de la caillasse des fleuves.

Voilà, ceci est la voie vers le bonheur, en ce monde et dans l’autre ; ainsi on peut espérer en une amélioration tant des peuples que des princes, et non pas avec la désobéissance et moins encore avec les insurrections contre un pouvoir ordonné. Si quelqu'un veut construire une maison, il faut qu'il commence par le bas ; commencer par le toit est une chose qui ne va vraiment pas. Ou bien, comment pourra-t-on fixer un étendard ou une croix sur la cime d'un campanile, quand pour édifier la tour on n'a même pas encore placé les fondations ?

Qui veut améliorer les autres, qu'il s'améliore avant tout soi-même, et qu’il mène une vie de juste ; alors les autres le suivront quand ils en auront vu les avantages. Et qui veut humilier les autres qu’il s'humilie d'abord lui-même ; ce faisant il enlèvera à son propre voisin, dans sa propre personne, ce degré sur lequel celui-ci ne manquerait pas de monter. Mais si quelqu'un porte son frère sur les épaules, celui-ci viendra-t-il au bas de la montagne, si celui qui le porte ne veut rien savoir de descendre ? Celui qui est porteur, qu'il dirige donc lui le premier ses pas vers le bas et ainsi descendra aussi celui qu'il porte ; si l'âne grimpe sur la montagne, il est bien certain que montera aussi avec lui toujours plus celui qui est assis sur son échine et qui lui pèse.

Donc, tant que Ma Doctrine ne sera pas parfaitement observée en chaque circonstance, cela ne pourra pas aller mieux ni ici ni dans l'au-delà, et ni en général ni en particulier.

Mais si par contre quelqu'un suit Ma Doctrine en chaque chose, pour celui-là cela ira bien en ce monde comme aussi dans l'autre ; car une âme humble ne tarde jamais à se tirer d'embarras en n'importe qu'elle circonstances, et comme elle est la plus proche de Moi, elle a aussi toujours à portée de main la plus sûre et la meilleure des assistances.

Mais malheureusement, n’importe quel mal est plus facile à extirper que celui-ci, parce que les hommes eux-mêmes y trouvent la plus grande satisfaction, et préfère être un monsieur très honoré plutôt qu'un très humble serviteur au vrai sens du mot. Les hommes se saluent, il est vrai avec un « votre très dévoué serviteur » mais ils ne le font pas parce qu'ils sentent et entendent vraiment l'être, mais bien plutôt en raison d'un acte de courtoisie conventionnelle, afin que celui qui est salué, ait en contrepartie à le considérer d'autant plus.

Oh, l’immense sottise humaine ! Quand t’apercevras-tu, ô homme, que sans un solide point central aucun monde n'est imaginable ? Or le point central est certes le point le plus profond en chaque corps de l'univers ; pourquoi donc l'homme ne veut-il pas descendre dans les profondeurs de lui-même, où il pourrait trouver pour l'éternité la véritable assurance sur la vie qui est expliquée avec tant de clarté et de précision dans Ma Doctrine ?

Mais à quoi peut servir Ma Doctrine, quelle signification peut-elle avoir, si Jésus, Son fondateur, n'a désormais plus Lui-Même l'honneur d'être quelque chose, à l'exception parfois d'être un malheureux supplément d'un Socrate ou d'un Platon, et même ceci, par concession particulière ? Ou bien on transforme JESUS en une vaine idole qui de Jésus n'a que le Nom seulement, avec l'adjonction peut-être de quelques miettes de Sa Doctrine en forme de hiéroglyphes égyptiens, sur lesquels d'ailleurs il est sévèrement défendu d'arrêter un instant sa pensée.

En résumé, Jésus, on L'a façonné comme on aurait pu le mieux en tirer profit, afin qu'il ait à apporter quelque chose et non à coûter comme quand IL donne le commandement en disant : "Si quelqu'un vous prie de lui donner un habit, donnez-lui aussi le manteau". Celui au contraire qui devrait être le dernier et le serviteur de tous, domine au poste suprême sur des millions d'hommes.

Mauvais exemple vraiment pour l'Humanité. Mais il ne peut en aller autrement ; parce que, encore de nos jours il y a de nombreux milliers de personnes qui n'ont pas de désir plus ardent que de voir leurs enfants exaltés comme des papes. Il y a donc encore un amour très accentué pour la papauté. Mais tant qu'il en est ainsi, cela ne peut absolument pas aller mieux.

Et ici pour aujourd'hui nous arrêterons, nous réservant de revenir encore sur ce sujet.

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Vivre ensemble !
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