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CE SONT LA QUALITE DU DONATEUR
ET LES VRAIS MOTIFS DU DON QUI FONT
 DE CELUI-CI UN DON SPIRTUEL

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Toutes les lois du monde
miment mes commandements
si elles ne sont pas données
à travers mon amour par des hommes
qui sont instruits par mon esprit.

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La matière existerait-elle
s'il n'y avait la puissance et
la volonté des esprits pour la créer,
la diriger et la préserver?

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Toute la création même dans l'enveloppe matérielle
la plus externe de tous ses éléments, n'est qu'un
conglomérat d'esprits jugés et fixés pour un temps déterminé

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 22:31
Par estaran
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Samedi 28 novembre 2009 6 28 /11 /Nov /2009 00:49

 

GEJ10 C99
Le prêtre cherche à justifier sa vie mondaine

1. Le prêtre répondit:« O maître d'une sagesse véritablement surhumaine, je t'ai bien compris, et je vois encore plus clairement qu'avant que tu dois être puissamment aidé par un Dieu vivant, sans quoi il te serait tout à fait impossible de savoir mieux que nul ne l'a jamais su à Rome, et encore moins ailleurs, ce que j'ai fait pendant mes années de jeunesse !

2. Tout ce que tu m'as dit est la pure vérité, et je pourrais dire que ce n'est pas toi, un homme comme moi, qui as parlé ainsi, mais qu'un Dieu a parlé à travers toi.

3. Mais songe à notre condition humaine, ainsi qu'aux circonstances politiques, qui nous lient par des chaînes d'airain, et qui ne sont certes pas l'œuvre des prêtres d'aujourd'hui.

4. Si l'on en juge par la raison, l'homme est une créature bien misérable : il vient au monde à son insu et sans l'avoir voulu ; dès sa naissance, il doit être nourri pour conserver cette fâcheuse vie et devenir, selon les lois immuables de la nature, un homme fort.

5. Dès que l'on est assez grand pour distinguer le jour de la nuit et le rouge du vert, les parents entreprennent avec zèle une éducation dont aucun enfant ne peut décider.

6. Lorsque enfin, à force d'apprendre, on est devenu un homme instruit, il faut choisir un état dans lequel on pourra gagner son pain toute sa vie. Puisqu'il faut bien vivre, on aimerait vivre aussi bien que possible, aussi choisit-on raisonnablement, selon ses aptitudes, l'état dans lequel on pourra encore vivre le plus librement et le mieux sous le joug de la puissance publique. Pour moi, ce fut la prêtrise, et je devins prêtre, sans considérer si ce que je représentais reposait sur le mensonge et la tromperie ou sur une quelconque vérité - bref, selon les lois publiques, je devais devenir ce que je suis encore à présent.

7. Ainsi, dès l'enfance, ce qui m'importait avant tout était le monde, et de pourvoir au mieux à mes propres besoins. Naturellement, d'autres besoins s'éveillèrent en moi par la suite, et, puisque j'avais les moyens de les satisfaire - toujours légalement, bien sûr -, je les satisfaisais autant que possible, et aucune divinité n'est jamais descendue du ciel ou sortie de la terre pour me dire : "Prêtre, tu vis et agis à l'encontre de Ma volonté et de Mon ordonnance ! A l'avenir, vis comme ceci et comme cela, sans quoi Je te châtierai durement !"

8. Dans de telles conditions, le cœur et l'âme ne peuvent être emplis que d'un amour matériel impur et non spirituel, et, comme aucune influence purement spirituelle et divine ne venait contrarier cela, je m'en tenais, au moins pour l'apparence, à ce que j'étais et devais être aussi, selon les lois publiques, même si, à la longue, surtout l'âge venant, je me posais toujours plus souvent cette question : y a-t-il donc une seule parcelle de vérité dans ce à quoi tu présides et t'adonnes ? De toute évidence. ce que j'enseigne et fais n'est que mensonge et tromperie. N'y a-t-il donc plus aucune vérité première en ce monde ?

9. Je n'ai jamais cessé de chercher et chercher sans relâche presque jusqu’à ce jour, et je n'ai rien trouvé ! Comment aurais-je pu aller avec le plus pur amour à la rencontre d'une vraie divinité qui n'a jamais voulu se révéler à moi d'aucune manière? On ne saurait aimer ce qui n'est pas là, que ce soit un Dieu ou tout autre objet à qui l'imagination des hommes prête la plus grande valeur.

10. Qu'y puis-je donc, ô très sage maître, si, dans ma vie, j'ai finalement dû aimer les satisfactions que je pouvais atteindre ? Car, pour le bon sens, c'est être un fou que d'aimer les représentations de sa propre imagination !

11. Si donc j'aurais dû depuis longtemps aimer par-dessus tout l'unique vrai Dieu vivant, et mépriser et fuir les agréments que le monde offre aux yeux de tous, il aurait fallu que ce Dieu se révélât à moi, ou que l'ardente ferveur de mon imagination m'en procurât un ! Mais ni l'un ni l'autre n'est arrivé, et il est donc bien compréhensible qu'ayant été mis au monde et élevé pour jouir du monde avec ses richesses et ses biens qui nourrissent et réjouissent les hommes, je n'aie pu les sacrifier à un être qui, pour moi, n'existait nulle part.

12. Quoi qu'il en soit, il est vrai que mon cœur est encore tout empli du monde ; mais qu'une vraie divinité unique se révèle à moi aujourd'hui, en cet instant, et me dise ce que je dois faire, et tout l'ancien monde me quittera sur-le-champ !

13. Si seulement cette Perle de Rome m'avait donné ne fût-ce qu'une fois l'assurance qu'elle serait mienne si je faisais ou cessais de faire telle chose ou telle autre, je serais déjà devenu alors cet homme à qui aucun sacrifice n'est trop pénible ! Mais cela n'est pas arrivé, et c'est ainsi que j'en suis resté à ce qu'il m'était le plus facile d'atteindre.

14. Je sais bien que tous ceux que j'ai connus - et, de mémoire d'homme, il en a toujours été ainsi- vivent dans la détresse et la confusion, et finissent souvent par mourir dans un grand désespoir , mais à quoi bon savoir cela, si personne ne vient leur montrer quelle est la vérité ?

15. Ah, très sage maître, tu as certes tout à fait raison en tout ce que tu dis ; mais je n'ai pas tort non plus, selon la raison humaine ! Les pauvres humains y peuvent-ils quelque chose s'ils sont venus au mande aveugles, et s'ils ont dû se laisser élever dans le mensonge et la tromperie ? N'ai-je pas raison de dire cela ? »

Par estaran - Publié dans : LES PRETRES - Communauté : LES COPAINS D'ABORD
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:40


Terre et Lune de Jacob Lorber

 
CHAPITRE 66

 

(Suite du sujet précédent. La compréhension raisonnable du cérémonial actuel ecclésiastique. Comment se comporte en ces cas celui qui est vraiment sage. Il est mieux d'aller à l’église que de faire du mal ! Exemple tiré de la vie du Seigneur qui visita Le temple bien qu'en connaissant les maux ; une parole de Jéhovah ! Qui va à l'église au nom du Seigneur, Celui-ci est aussi dans l'église avec lui. Soyez tolérants et laissez le Jugement au Seigneur. Pourquoi devrait-on éloigner ce qui plaît encore tant à la majorité ? Le Créateur semblable à un potier ; le potier et les marmites. Ce que le Seigneur fait pour une âme qui honnêtement Le cherche, et comment d’aucune valeur est le monde entier comparé à une telle âme ! La zoologie des esprits dirigeants et les animaux empaillés des musées. )

 

- 13 avril 1847 -

 

A quoi sert de se lamenter en vain, de maugréer, de critiquer, et de se déclarer sottement dégagé de tout ce que prescrit d'observer une semblable église débordante d'idolâtrie ?

Tout cela ne sert à rien ; quand un torrent court et est devenu violent, alors il est trop tard pour s'opposer à lui et le retenir dans sa course, parce qu'ainsi on ne fera rien d'autre que de le rendre encore plus gonflé avec le risque que, les digues rompues, il aille dévaster tout le pays sur lequel se déversera l'inondation. Le chose le plus raisonnable en ces cas est de laisser que le torrent s'épanche librement par sa route ; quand il aura rejoint la mer, sa fureur se calmera et s'évanouira ensuite complètement.

Mais tout aussi stupide serait de vouloir nager à contre-courent dans un semblable furieux cours d'eau. Personne ne pourrait avancer d'un pouce, car, plus on voudrait employer une grande force pour s'opposer au flot en se précipitant contre lui, plus le flot-même frapperait avec une violence d'autant plus grande le nageur en face et l'entraînerait au fond. Le mieux de tout est de laisser le torrent courir là où et comme il semble destiné à s'écouler, et se tenir soi-même, dans son propre cœur, le plus loin possible du torrent même, en se maintenant au contraire sur le chemin un peu plus rude peut-être, mais garanti de la pure vérité.

S'opposer à quelque chose qui s'est développé sur la base de règles déterminées progressivement et toujours plus au cours des siècles, serait la plus grande folie, et correspondrait à la guerre d'un soldat contre mille. Que peut faire un contre mille ? Le cas serait le même de quelqu'un qui voudrait se rebeller contre un système général de toute façon constitué ; ses idées et ses intentions peuvent être bonnes et justes autant qu'on veut, mais à quoi cela lui sert-il si la grande masse est aveugle et sourde ? Alors il ne lui reste rien d'autre que d'être prudent et de naviguer honnêtement selon le vent, mais non pas contre, parce que cela lui servirait peu.

D'ailleurs Je ne regarde jamais l'extérieur, mais bien uniquement l’intérieur de l'homme ; par conséquent toute honnête chrétien peut se rendre tranquillement dans une église pour y assister aux soi-disant cérémonies du service divin, mais en se trouvant en son cœur près de MOI, et tout cela ne lui apportera absolument le plus petit dommage.

Qui par ailleurs, en assistant à cet office divin, en reste scandalisé, peut s'en tenir à l’écart ; car nul n'y est tiré à l'intérieur par les oreilles ; mais si même c'était le cas, personne n'a rien à perdre même si réellement il est contraint à rester dans l’église, car il est mieux en tous les cas de se trouver dans une église pour y accomplir certains actes de dévotion, que de s'en aller les dimanches et les jours de fêtes commandées à la chasse, ou de se consacrer au jeu, ou bien de mener des affaires usuraires, d'ourdir des intrigues, de visiter des femmes de renommée douteuse, ou bien de faire d'autres choses similaires point propres.

A côté des cérémonies sont aussi tenus des sermons, avant lesquels sont au moins lus quelques versets de l'Evangile ; et si réellement à quelqu'un le sermon ne plaît pas, qu'il s'arrête sur ces versets seulement, et il pourra de la même manière en tirer ce peu qui suffit à le faire parvenir à la vie éternelle, à condition qu'il agisse vraiment conformément à ces quelques mêmes versets ! Par conséquent il est un peu difficile que quelqu'un perde quelque chose même s'il se rend dans une semblable maison de prière, où il peut toujours trouver encore quelque chose qui lui rappelle MOI ; mais si quelqu'un par contre exclusivement par haine contre une semblable idolâtrie se déclare dégagé de tout lien avec elle, et ne s'accroche pas à quelque chose de mieux, mais bien habituellement à quelque chose de pire, on demande: A quoi lui aura servi son détachement du vieux régime ? A Moi, il Me semble que cela ne lui aura servi à rien.

Le Temple de Jérusalem, au temps où Je vécus corporellement sur la Terre, était totalement un temple d'idoles : parce que, d'une maison de Dieu ce n'était même ces le cas d'en parler. Jéhovah ne demeurait plus dans le Temple, à l'exception des moments où LUI parfois s'y rendait et y enseignait.

Mais MOI qui suis Jéhovah - ainsi parle le Seigneur - je ne défendis à personne de visiter le Temple et d'y faire son offrande, et Moi-Même Je M'y rendis souvent et J'y enseignai, et là Je remis aussi à la femme adultère ses péchés ; ainsi aussi, Mes disciples n'eurent jamais la défense de visiter le Temple, bien qu'il fût complètement un temple d'idoles. Pourquoi maintenant quelqu'un devrait-il donc se scandaliser en allant dans une église ? Car si vraiment quelqu’un s'y rend en Mon NOM, Je suis Moi-Même avec lui et Je vais avec lui ; et quand une fois nous sommes à l’intérieur, certainement personne ne nous en chassera ; mais tant que Moi J'y pourrai résister, pourra bien y résister aussi celui avec qui Je suis entré dans l'église !

En général personne ne doit invoquer, foudre, feu et soufre du Ciel, tant que Moi-Même Je ne trouve pas opportun de les jeter sur la Terre. Mais, à quel moment tout cela sera nécessaire, Je le sais mieux que tous.

Mais Je pense que, tant que pour une si immense quantité de gens, cela constitue une très grande joie que d'appuyer et de soutenir de toutes les manières possibles de telles manifestations idolâtres, de payer des messes et des offices, d'attribuer des dons et des fondations, d'édifier des églises et des chapelles grandes et petites, de remplir les troncs des aumônes, de construire des orgues, de consacrer des cloches, d’organiser des solennités funèbres, de même que de confectionner ce que l'on appelle de très chers ornemente sacrés, ainsi que d'organiser des pèlerinages on ne plus coûteux et de s'inscrire à des confraternités relatives aux affaires... Tant que c'est ainsi, Je dis, que cela continue donc ; et pourquoi donc devrait-on anéantir d'un souffle, comme une bulle de savon, tout ce en quoi l'humanité se complaît tant aujourd'hui encore ! Qui veut être stupide et aveugle, et se complaît grandement dans de telles cérémonies, dans la pompe et le faste des ors, des pierres précieuses avec leur substrat de la plus crasse ambition, que celui-là reste donc stupide, aveugle et fou.

Quel intérêt puis-Je avoir, Moi, à un monde rempli de fous ? Je vous le dis : Beaucoup moins que ne peut avoir d'intérêt pour un potier une marmite mal réussie et qu'il peut réduire en miettes quand il veut. Mais comme le fabricant de marmites ne fera pas deuil quand il aura brisé un semblable ustensile mal réussi, moins encore ne sera triste Mon Cœur à cause d'un monde plein de fous, étant donné que pour Moi il n'est guère difficile de ME créer à se place un autre monde rempli d’anges.

Mais si quelqu'un ME cherche, celui-là aussi ME trouvera, et Je l'accueillerai, et il ME sera plus cher que tout un monde plein de fous, et Je ferai aussi pour lui seul plus que pour tout un monde saturé de folie.

Si donc Je ne Me démène pas trop à cause du très stupide état des choses, et que Je laisse pour ainsi dire que l'eau suive son cours, que cela vous serve d'indication que toutes ces choses telles qu'elles sont à présent dans le monde, et tous les fous qui leur rendent hommage, M'intéressent bien peu ou même absolument pas.

Cependant, lorsque ici et là Je trouve des particuliers qui, sous tout rapport, s'intéressent seulement à Moi, alors Moi aussi Je M'intéresse à eux plus que du monde entier. Je veux que ce particulier ait à nager dans l'abondance de Ma Grâce, et qu'il boive du pur vin, tandis qu'au monde dans sa folie, Je donne les pelures ; parce que, ainsi que Je l'ai dit, un bon Me tient plus à cœur, beaucoup plus, et même Me tient exclusivement à cœur, en comparaison d'un monde entier plein à craquer de sots et de fous, monde qui M'importe précisément autant qu'une plante pourrie qui pousse sur la route et est foulée aux pieds dans la poussière par les passants. Combien de fois l'herbe d'un pré n'a-t-elle pas déjà été fauchée ? Et qu'importe cela ? Il y en a toujours une autre qui pousse aussitôt après ! Or ceci est aussi le cas des hommes de cette Terre qui sont des fous et qui tiennent à être tels.

La chose peut aussi s'exprimer autrement, c’est-à-dire : pour une bête affamée, toute nourriture est bonne ; la grosse mouche absorbe les sucs des immondices et de la boue, le ver dévore la pourriture, et les porcs ne sont pas non plus des gourmets, tandis que l'âne notoirement se contente du pire fourrage. Or, si de tels hommes veulent être semblables à ces animaux, qu'il en soit donc ainsi, et qu'ils soient alors nourris avec le même aliment, car un autre ne leur plairait pas. Et si même ils ne servent plus à rien ici, ils pourront bien un jour servir dans l'au-delà en fournissant aux esprits meilleurs l'occasion de se mettre au courant avec l'étude de la zoologie, peut-être un peu trop négligée en cette vie ; car la zoologie est une science extrêmement importante, et étant donné que - comme il l'a été suffisamment montré en cette œuvre - les esprits parfaits ont la charge de s'occuper du développement des règnes minéral, végétal et animal, il va de soi qu'ils ne peuvent être des profanes en fait de zoologie. Mais il s'agit là, certes, d'une bien autre zoologie que celle qui est entendue en ce monde, où chacun est, ou du moins veut être, un bon zoologue quand il est arrivé à distinguer les animaux simplement par la peau ; raison pour laquelle dans les écoles de zoologie et annexes de musée, ne sont présentées d'habitude que les formes approximatives des animaux, formes consistant en peaux rembourrées ou empaillées.

Je crois avoir désormais assez disserté sur ce sujet, et c'est pourquoi la prochaine fois nous passerons à examiner encore une autre chose remarquable et tout à fait mystérieuse.

 

Par estaran - Publié dans : CROYANCE - Communauté : roman le temps des révélations
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:29



Terre et Lune de Jacob Lorber

 
CHAPITRE 57

 

( Les récits qui sentent fortement le diabolique ne sont pas agréables à tous - contradictions apparentes. Plus d'une vérité est désagréablement amère et pourtant elle est saine pour l’esprit. L'importance qu 'il y a à connaître l'ennemi invisible. Conséquences et exemples naturels. Une pharmacie doit contenir outre des essences vitales, aussi des poisons. La vraie chose utile à la vie. Très importantes indications de vie spirituelle. Le pharisien et le publicain. Pour habiter dans la même maison avec l'Enfer, avec les démons et avec Satan, il est bon d'apprendre à connaître leur essence, car pour éviter le mal en toute liberté et pleine conscience, il faut avant tout le connaître: L’art du Révérend Kolhkeim, d'Ignace de Loyola, etc.. L'effet des sermons fulminants.)

 

- 29 mars 1847 -

 

Je sais mieux que tous que tous ces récits quelque peu diaboliques ne feront pas à plus d'un réellement trop de bon sang, et Je sais aussi que plus d'un en cela se trouvera même à buter sur quelque apparente contradiction. Mais ce fait ne peut enlever de valeur à la chose. Qui est assis se trouve mieux que celui qui doit rester sur pieds, et un lit moelleux est aussi meilleur qu'une pierre placée sous la tête. Qui donc est assis ou couché sur le lit moelleux, qu'il y reste, puisqu'il se trouve bien; mais nous, nous ne voulons rester ni assis ni couchés, ni moins encore ne voulons rester arrêtés sur nos pieds, mais nous voulons au contraire marcher, et précisément en avant et non en arrière. Il ne faut donc pas que nous soyons agacés si même nous arrivons à la connaissance de pas mal de choses qui suscitent certes un sentiment d'amertume dans le cœur, mais qui sont en même temps d'autant plus salutaires pour l'esprit. Mais si c'est déjà une lourde tâche de lutter contre un ennemi que l'on voit et que l'on connaît, combien ne sera-t-il pas plus grave de combattre un ennemi que l'on ne voit pas et que l'on ne connaît pas ? Par conséquent il est aussi nécessaire de connaître l'ennemi, afin de pouvoir savoir où et comment on doit le prendre pour être vainqueur dans l'imminent combat avec lui.

     Quand le blé est battu, nettoyé de sa paille et mis dans les greniers, la paille est ensuite brûlée, et aucun préjudice ne peut en dériver au blé ou aux greniers.

     Si donc quelqu'un a trouvé grâce auprès de Moi, celui-là est déjà gardé comme un froment vital spirituel dans les meilleurs d'entre les greniers, et si même de la part de Satan est infligée quelque déchirure à la paille de son corps, son esprit n'en subira pas de dommage.

     Que le fait de présenter devant les yeux des vivants des conditions et des effets sataniques, ne soit ni pour QUI annonce la parole, ni pour qui l'écoute, quelque chose de tout à fait plaisant, ceci est une chose qui n'a pas besoin de démonstration; mais un bon pharmacien doit savoir se débrouiller non seulement et uniquement parmi les essences vitales, mais bien aussi parmi toutes sortes de poisons; autrement il ne peut être un habile pharmacien. Et ainsi est-il également de la plus haute importance pour la vie éternelle de l'esprit de connaître à fond aussi bien l'Enfer que le Ciel.

     Or, qui d'entre vous sera assez sot pour appeler une blanchisseuse pour le linge propre ? - Chacun au contraire l'appellera pour le linge sale; nettoyer celui-ci est certainement une chose juste et suggérée par l'ordre.

     Et ainsi les esprits angéliques, et pas même les hommes, ne sont ici pour avoir à nettoyer et à épousseter le Ciel, mais bien plutôt seulement ce qui depuis des temps immémoriaux a toujours été sali.

    C'est pourquoi aussi il est plus nécessaire de connaître exactement le lieu des immondices que celui de la pureté. Car ce n'est qu'autour du premier que doit battre son plein le travail de nettoyage; quand il est purifié le Ciel vient de Lui-Même.

      Pas moins vaine et suprêmement stupide serait comme doctrine celle de donner à une quelconque communauté humaine l'ordre de faire ressortir continuellement seulement ce qu'il y a de bon en elle et d'en faire d'excessives louanges, mais d'un autre côté d'ignorer absolument ce qu'il y a de mal, et encore moins de le blâmer. Le bien n'a aucun besoin d'être fait ressortir ni d'être loué, parce que le bien s'élève et se loue de lui-même; alors qu'au contraire il est on ne peut plus nécessaire que chacun donne une chasse impitoyable à ses propres mauvaises pensées, aux mauvaises envies et oeuvres dans la forêt mondaine, et les tue comme une féroce bête sauvage, afin qu'apparaisse en chacun avéré le dicton:

 

" Et quand bien même vous auriez fait du bien partout,
avouez être d'indignes serviteurs. "

 

Et en effet, il est vraiment beaucoup mieux de dire: " Seigneur, aie pitié et miséricorde de moi, pauvre pécheur !", que de se vanter avec les paroles: " Seigneur, je Te remercie de ne m'avoir pas fait comme tant d'autres de cette race de publicains et de pécheurs de cet acabit de toute sorte. "

    Autrement on finit vraiment par ressembler à un tel orgueilleux pharisien, ou tout bonnement à l'un de ces si nombreux très stupides bigots ou pèlerins adorateurs d'images sacrées, qui sérieusement se signent de la croix aussi bien devant le diable que devant le crucifix.

    Ou bien jugez vous-mêmes ce qu'il est le plus nécessaire de connaître: le terrain sur lequel on marche, ou bien le firmament où certainement personne ne s'est encore jamais fait une bosse pour y avoir donné de la tête dedans ? Le sol est ce qui est destiné à porter les choses; et c'est pourquoi il est nécessaire de connaître combien il est solide, et s'il s'y trouve des fossés où l'on pourrait tomber; et s'il y en a, comment on doit faire pour les éviter.

    Et à quoi servirait-il à quelqu'un d'avoir devant les yeux tout le ciel expliqué comme une encyclopédie, mais en avançant le pas de trébucher sur le chemin sur la première pierre surgissant devant ses pieds, et de tomber ensuite avec son ciel en se cognant le nez sur la Terre ?

   Certes, il est beaucoup plus agréable et beaucoup plus édifiant de planer avec les yeux dans le ciel étoilé, que de regarder en bas le sol recouvert d'ordures et d'immondices; mais à quelqu'un s'étant fait la noble loi d'errer continuellement avec les yeux au milieu des étoiles et qui ait la mauvaise fortune de tomber dans une ignoble flaque de boue, il ne serait pas hors de propos de lui demander ce qui lui servirait le mieux pour éloigner la saleté de ses vêtements: les régions stellaires ou bien l'eau pure du sol terrestre ! Pour Mon compte, Je crois qu'à cette fin ne seront nécessaires ni les douze signes du Zodiaque, ni Orion, ni Cassiopée ou Castor et Pollux, mais bien plutôt simplement de l'eau, ou, si la saleté n'a pas tellement pénétré dans le vêtement, il suffira d'une très ordinaire brosse, un ustensile fait de bois et de soies de. porc, soies qui, bien que dérivant de l'animal le plus immonde qui soit, sont de bien loin plus aptes à nettoyer les vêtements souillés, qu'Orion, Cassiopée, Castor et Pollux.

   Je répète, comme il a déjà été dit auparavant, qu'il n'est absolument pas agréable de faire connaissance avec l'Enfer, les démons et Satan; mais lorsque quelqu'un est contraint de passer un certain temps justement dans une maison de ces personnages pour apprendre à connaître le lieu de sa future activité, ainsi que ces tristement illustres maîtres de maison, ce serait sans aucun doute la plus grande niaiserie que celle de s'empresser de faire le signe de la croix, en estimant ainsi faussement pouvoir se préserver, comme une chenille dans sa chrysalide, devant la menace de toutes les diableries; alors qu'au contraire il a le plus grand intérêt à décupler toutes ses facultés d'attention afin qu'aucune particularité d'une semblable maison ne puisse lui échapper.

    Pour qui veut éviter le mal, il est bien nécessaire qu'il le connaisse d'abord; autrement il reste comme un petit enfant qui ne sait pas distinguer entre la fange et le pain, entre le serpent et le poisson, mais qui, lorsqu'il a faim porte indifféremment l'un ou l'autre à la bouche.

   Cependant il faut que Je vous dise, Moi, qu'une semblable crainte en vous a sa raison uniquement dans le fait que jusqu'à présent vous n'avez eu du Ciel et beaucoup moins encore de l'Enfer aucune autre idée que celle qui vous a été inculquée, soit par le doux et très humain "père Kochheim" respectivement de "Saint Ignace de Loyola", soit en plus de ces deux sages, absolument rien de l'Orient, mais bien d'un très lointain Occident, par toute la caste sacerdotale catholique, qu'elle soit unie ou désunie. Ces prêtres naturellement ne peuvent pas rendre leurs sermons imposants, intéressants, romantiques et aptes à secouer les viscères du *bigotisme* le plus obtus, si dans chacun de leurs sermons ils ne chassent pas tout le malheureux auditoire à force de malédictions au moins trente fois en Enfer, après en avoir fait la description avec ses habitants originels de manière on ne peut plus évidente et avec tant de chaleur, que si un tel prédicateur, à la manière *Ignace* ou bien *Kochheim*, déchaînait son sermon au Pôle Nord, il n'y resterait même plus trace de glace. Un semblable sermon, devant lequel même Satan peut s'incliner, que l'on fait tomber dans un esprit ingénu, doit sans aucun doute produire les effets les plus étranges (pour un asile d'aliénés).

    Mais il y a cependant un bon côté de la question, et c'est celui-ci: que justement une chose qui par elle-même n'a pas de fondement, ne peut pas non plus en trouver un et en aucun lieu; et c'est pourquoi souvent aussi il arrive que sur 500 auditeurs d'un semblable sermon catastrophique et infernal, au moins 200 dorment comme des souches; 200 ne font pas plus attention que ça au sermon, tandis que 100 prennent note uniquement de l'algarade que le *Amen*. Et tout cela est l'effet de l'esprit d'un tel sermon. Il est donc très bien de connaître à fond le mal, afin de ne pas le laisser passer en soi inobservé quand il s'approche; et dans ce but nous ferons suivre justement plusieurs choses remarquables en rapport avec un semblable sujet, choses dont vous ne devez absolument pas vous épouvanter, compte tenu de ces élucidations préliminaires

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : AntiFA
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 12:27



Terre et Lune de Jacob Lorber

 

CHAPTRE 58

 

(De l'obsession, origine et circonstances qui l'entourent. Les attrapeurs sataniques des âmes. Des trésors cachés et des dangers d'aller à leur recherche. Influence des mauvais esprits même sur les aliments et sur les boissons ainsi que sur le corps humain. Arrivée et accueil de l'obsédé et de son patron dans l'au-delà. L'habileté mensongère de l'Enfer. L'esprit dans l'âme : qu'est-il ? Différence entre la béatitude et la damnation. La vraie cause des tourments et des peines de l'Enfer. C'est toujours le même feu qui engendre la béatitude chez l'ange et le malheur chez le démon. Comment se fait-il qu'est permise l'obsession des hommes et des enfants innocents. Obsession multiple d'un seul individu. Les anges enseignent toujours empiriquement au moyen de l'expérience. Le regret du bien en raison de l'influence satanique. L'ultime jugement d'un démon incorrigible. L'Obsession désormais presque généralisée.)

 

- 30 Mars 1847 -

 

De tous les écrits compilés en tous les temps, vous aurez certainement appris des cas notables d'obsession sous les formes les plus diverses qui se sont manifestés dans les conditions et dans la sphère où vous vous trouvez actuellement; mais savez-vous réellement comment cette obsession tire son origine, d'où elle vient et en quelle occasion ? Disserter théoriquement sur la question serait chose superflue pour le simple motif que vous, et même sans cela, avez déjà eu divers enseignements sur ce sujet; cependant, donner à la chose même une représentation notablement dramatique, pourra fournir beaucoup de lumière à quiconque voudra lire ce que nous dirons ensuite. Faisons donc se dérouler tout bonnement devant nos yeux un remarquable fait semblable.

     Satan, qui compte désormais une quantité très grande de méchants acolytes, envoie à des époques déterminées ses habitants parmi le genre humain, avec la mission de faire la razzia de tout ce qui est possible, et de ne laisser non tenté aucun moyen d'attraper complètement une âme quelconque destinée à donner un plus grand lustre à la cour du prince de toute perfidie et de tout mensonge. A la suite d'une telle mission les mauvais compagnons se portent ensuite par toutes les voies possibles, torses et occultes, à la surface terrestre, et ils masquent avec la plus grande diligence possible leurs intentions, afin qu'aucun esprit meilleur sur lequel ils puissent tomber, ne puisse avoir raison de nourrir sur leur compte quelques soupçons. S'ils sont interrogés sur les motifs de leur venue, ils en allèguent toujours de très respectables et ils supplient les rigides et les plus puissants gardiens de leur accorder l'accès au monde supérieur dans le but de faire de plus grandes expériences et d'avoir l'occasion de réparer quelques-uns de leurs précédents méfaits, ainsi que par conséquent de s'améliorer et ensuite progressivement de rentrer dans la vraie lumière de la vie.

    Mais comme dans le Royaume des esprits, que ce soit des bons ou des mauvais, il n'y a rien qui doive être autant respecté que la libre volonté, à condition que celle-ci n'ait pas d'intentions vraiment trop perverses, il est accordé le passage à ces acolytes, mais naturellement toujours sous une surveillance secrète continuelle, afin que plus tard ils ne puissent s'excuser en disant: Nous voulions parcourir la voie du repentir, mais cela ne nous fut pas permis.

    Mais comme la chose est accordé, et que l'occasion leur en est offerte souvent, occasion dont il est surtout abusé, ainsi donc plus tard ils ne peuvent faire aucune objection quand ils sont contraints de faire retour à un état pire qu'avant.

    Mais que font ces méchants habitants de Satan lorsqu'ils ont atteint la surface terrestre ? Ils n'ont vraiment d'autre souci que celui de recourir à tout moyen possible afin de réaliser leurs mystérieuses intentions à l'avantage de la cour de Satan. Certains qui éventuellement proviennent de ces personnes qui durant leur vie corporelle terrestre étaient d'orgueilleux et de riches possédants, se portent dans leurs horribles châteaux existant encore ici et là; et là ils organisent leurs manifestations en voulant avec cela attirer l'attention des hommes sur le fait qu'en un semblable château il y a encore quelque trésor caché. Quand, à la suite de ces communications spirites, il s'est vraiment trouvé des sots disposés à tomber dans le piège, ceux-ci commencent bientôt à conjurer le mauvais esprit en se servant de toutes sortes de signes magiques, d'instruments et de formules, pour l'amener à révéler où est caché le trésor, et comment et quand on doit creuser pour en venir en possession.

    Lorsque ensuite un tel très mauvais ex-habitant d'un antique château de ce genre se rend compte qu'il a attiré quelques sots individus au moyen des vaines manifestations spirites, souvent il seconde les conjurés, et leur montre, en se servant de toute sorte d'apparitions, où est caché un quelconque trésor supposé; alors les hommes commencent à creuser, et d'habitude ils ne trouvent rien; cependant ordinairement ils ne changent absolument pas d'opinion, mais continuent au contraire leur travail avec un zèle redoublé. En de telles occasions il arrive ensuite qu'un semblable acolyte infernal, comme un félin en quête de proie, se choisit une victime, lui tombe sur le dos et fait tous les efforts possibles pour s'insinuer dans sa chair; ce qui peut arriver plus facilement que tout par l'entremise des aliments et des boissons ingérés, particulièrement si ces travailleurs avides de trésors n'ont pas soin de bénir d'abord dans Mon Nom leurs aliments et leurs boissons. Quand un esprit mauvais de cet acabit a atteint son but, alors ordinairement les manifestations spirites cessent dans l'antique château en question.

    Une fois qu'il a complètement pénétré dans la chair d'un homme, un tel esprit malin commence ensuite, plein de séduction à se frotter comme un chat, contre le cœur de l'individu. Il arrive bientôt à en connaître les points faibles, et commence à y inspirer ses perverses inclinations et ses mauvaises envies; si celles-ci sont accueillies sans conteste par le cœur humain, ce maître torve se tient tranquillement dans la chair, et joue simplement le rôle d'observateur subtil, en contrôlant comment un tel individu va peu à peu avec une toujours plus grande diligence conformer ses propres actions à ces inspirations infernales.

     Lorsque ensuite l'individu a accompli dans sa pleine mesure la volonté d'un semblable esprit malin demeurant en lui, alors cet esprit provoque d'habitude dans sa chair une maladie mortelle, et il cherche le plus rapidement possible à arracher à la chair l'âme qui s'est ainsi gâtée et qui lui est échue en récompense de ses peines, pour la déposer ainsi comme une bonne proie aux pieds de son seigneur et maître.

     Mais les choses ensuite ne vont justement pas selon les plans d'un tel patron; car, aussitôt que l'âme quitte la chair, qu'elle soit bonne ou mauvaise, elle est toujours immédiatement prise en garde par les anges. Le perfide chasseur est au contraire puni, et refoulé tout seul là où réside son seigneur et maître et où l'attend encore une autre très lourde punition; et il faut ensuite beaucoup avant qu'un semblable esprit qui s'est une fois comporté de manière aussi maladroite soit à nouveau chargé de quelque expédition dans les territoires de chasse sur la surface terrestre.

     Cependant l'âme du défunt, avec l'esprit qui est en elle, est placée dans un état tel, qu'elle arrive progressivement à reconnaître quelles ont été ses propres conditions dans le monde. Si elle veut se convertir elle va toujours plus en avançant vers le haut; mais si elle est obstinée, alors elle descend toujours plus vers le bas au milieu de punitions toujours plus lourdes ; si même celles-ci ne provoquent pas une résipiscence, seulement alors cette âme peut librement selon sa propre volonté entreprendre un voyage d'épreuve dans l'Enfer. Si la nouvelle demeure est à son gré elle peut y rester selon que son amour le lui inspire; mais s'il n'en est pas ainsi elle est libre de revenir, ce qui ordinairement arrive rarement, car l'Enfer est trop rempli de séductions parmi les plus mensongères, qui promettent tout alors qu'elles ne peuvent rien réaliser. Parce qu'il y a là des artifices de tromperie en quantités innombrables, qui tous sont mis en scène dans l'intention d'attirer une telle âme toujours plus près du propre être de Satan, pour pouvoir faire en sorte qu'elle devienne partie congrue pour lui; mais cela ne peut jamais plus se réaliser, pour la raison que chaque âme abrite déjà en elle un réel esprit, et elle ne peut absolument plus s'en défaire; or cet esprit est ce qu'il peut y avoir de plus opposé à l'esprit de Satan.

     Si une âme de cette sorte veut se rallier à Satan, son esprit prend aussitôt l'habit de juge, de vengeur et de justicier et tourmente l'âme comme un feu inextinguible de l'intérieur à l'extérieur, tourment qui a ensuite pour effet d'éloigner à nouveau autant que possible l'âme de Satan, et en cette occasion succède en elle une sorte d'amélioration. Si l'âme, selon cette impulsion a l'amélioration, s'allège toujours plus, elle va s'approcher d'autant plus de la pureté de l'esprit qui demeure en elle.

    Et quand une telle amélioration va continuellement en faisant des progrès, l'âme peut certes arriver à la béatitude à condition qu'elle devienne égale à son esprit; car la différence entre la béatitude et la damnation tient en cela: Dans la béatitude l'âme passe complètement dans l'esprit, et c'est alors l'esprit qui constitue le véritable être - Dans la damnation par contre, l'âme veut expulser d'elle son propre esprit pour en accueillir un autre, et précisément celui de Satan. En ce cas elle devient la chose la plus dissemblable qui soit de l'esprit, de sorte que ce dernier prend en elle la caractéristique de la polarité diamétralement opposée.

     En cette qualité ensuite l'esprit exerce cette *contre-force* continuelle qui tend à repousser violemment l'être satanique; d'autant plus une âme tend à se porter auprès de l'être de Satan, d'autant plus violente est la réaction de l'esprit en elle contre l'esprit de Satan. Cette réaction (contre-réaction) est cependant pour l'âme la sensation la plus douloureuse parmi toute autre, et c'est de là que tirent origine les souffrances et les tourments de l'Enfer, de même que c'est cette réaction qui se manifeste comme le feu inextinguible. Et tout cela constitue justement aussi le ver dans l'âme qui jamais ne meurt et dont le feu ne s'éteint jamais; et c'est enfin toujours ce même feu qui engendre dans l'ange la suprême béatitude et dans le démon le suprême malheur.

De cette remarquable description vous pouvez déjà us former une discrète idée au sujet de l'essence de l'Enfer et des procédés de Satan; mais cela n'est pas le seul moyen dont se sert Satan pour conquérir quelques âmes avec le secours de ses propres acolytes, qui sont généralement recrutés parmi de semblables méchantes âmes.

    Si de telles âmes, dans leur état transitoire de serviteurs de Satan, sont d'espèce un peu meilleure, elles ne sont pas non plus empêchées de prendre possession de la chair d'hommes innocents et même d'enfants - et le cas n'est pas rare.

    Mais s'agissant de tels hommes, leur âme est très soigneusement protégée, et le cœur est préservé des suggestions.

Si un immigré temporaire de l'Enfer de cet acabit, de nature un peu moins méchante, entend bien faire dans sa nouvelle demeure, il peut être rendu participant de la grâce et de la miséricorde dont jouit continuellement un semblable homme innocent; mais s'il ne se comporte pas comme il faut, et cherche à provoquer des désordres de toutes sortes dans la chair qu'il possède, il en est chassé au-dehors, ou bien l'on recourt à quelque autre moyen capable de l'obliger à la tranquillité dans la chair elle-même.

    Parfois se trouve le cas que même plusieurs esprits prennent possession d’une même chair; cependant ils doivent déclarer auparavant que là ils vont chercher uniquement leur salut, et ensuite il leur est accordé de faire selon leur désir. Or cela arrive pour le motif que de tels esprits ne veulent pas suivre le conseil des anges de se tourner plutôt directement vers le Seigneur, mais au contraire ordinairement ils affirment, ils insistent et veulent prouver avec une grande obstination qu'ils ne peuvent arriver au Seigneur s'ils ne suivent pas cette voie; et ainsi arrive-t-il qu'une telle chose leur est aussi accordée comme ils veulent, parce que les anges instruisent tous et toujours de la manière pratique.

     D'ordinaire, de cette manière, de tels esprits ne font rien, et parfois par ailleurs la chose réussit; et ceci explique aussi le pourquoi d'une semblable permission qui cependant n'est faite qu'une seule fois; ce n'est qu'en de très rares cas qu'il est permis au maximum une seconde expérience. Quand tout cela ne sert pas, alors une autre voie est entrouverte, c'est-à-dire celle du jugement, du châtiment et des tourments. L'âme orgueilleuse supporte beaucoup, cependant lorsque certaines limites sont dépassées, elle se repent au moins pendant quelque temps.

    Cependant le mal principal pour l'âme est ce qui dérive des suggestions de Satan, car elle, lorsqu'elle se trouve un peu mieux, commence à se faire des reproches, non pas suite au repentir, mais bien plutôt à la pensée de s'être laissée intimider par la souffrance, et pour ainsi dire pousser en arrière; tandis que si elle avait résisté au tourment elle serait devenue une seule chose avec la puissance de Satan, et la gloire du Seigneur aurait marqué sa fin. Une telle illusion fait en sorte que l'âme retourne ensuite ordinairement à un degré de perfidie encore plus grand; et vraiment il y a au plus profond Enfer des âmes de cette espèce qui en dépit des peines et des tourments continuels et toujours croissants n'abandonnent: pas cette illusion, et d'une certaine manière célèbrent comme un triomphe de pouvoir défier le Seigneur même parmi les plus atroces souffrances. Mais tout cela ne compte absolument en rien; viendra bien le temps où elles trouveront ce que peut-être elles n'ont pas cherché. Leur obstination est cependant si grande, que pas même le comble du feu de la colère ne peut les amener au retour; mais celles-ci devront un jour faire aussi de nécessité vertu, et il faudra qu'elles se résignent à entreprendre avec leur centre, et après séparation de leur esprit, le voyage bien connu de vous vers la ruine éternelle, ce qui vraiment ne sera point un lourd dommage, parce que Je peux susciter à Abraham des enfants bien meilleurs même à partir des pierres.

      Donc, en général, vous ne devez jamais trop vous horrifier à la pensée de l'obsession, car presque chaque homme héberge en lui de semblables esprits, c'est-à-dire, dans sa propre chair. Pourquoi et comment ? Cela nous le verrons dans une remarquable communication que nous ferons suivre prochainement.

 

 

Par estaran - Publié dans : POSSESSION - Communauté : Résistance
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